Au cours d’une rencontre entre la direction des ASSEDIC et notre association fin mai 2001, le directeur, apparemment pris de boisson perd ses nerfs et agresse physiquement un militant de l’APEIS en lui sautant au cou et en le jetant à terre.
Le sang froid du responsable de notre association a permis que la situation ne s’envenime pas. Une fois la plainte déposée avec un arrêt de travail de 8 jours, confirmé à 6 jours par un service médical de la police nous attendions que justice soit rendue.
Quelle ne fut pas notre surprise quand le procureur du tribunal de Créteil rendait le 30 octobre un avis de classement sans suite avec pour raison que « l’examen ce cette affaire n’a pas permis de caractériser suffisamment l’infraction pour permettre d’engager la responsabilité pénale du ou des mis en cause »
Nous contestons cette décision, d’une part parce que tous les témoins n’ont pas été entendus, et d’autre part par ce qu’il nous semble que cette décision est plus le résultat des différences sociales entre plaignants et accusés que basés sur une réelle recherche de justice et le fait que tous et chacun soient égaux.
En clair qu’un gueux représentant les plus pauvres se permette de se rêver l’égal d’un notable et porte plainte pour agression et coups et blessures et la machine judiciaire a du mal à se mettre en marche.
Ce n’est pas fini, dans le courrier remis à notre militant il est prévu que nous puissions passer outre cette décision mais là il faut de l’argent, des « sommes de consignation » à déposer au greffe et dont le montant sera fixé par le doyen des juges d’instruction, des frais d’avocat considérables pour une association comme la notre sans réels moyens.
Puis le procureur attire gentiment notre attention sur le fait que l’article 91 du CPP (Code de Procédure Pénale) prévoit des sanctions quand il y à constitution abusive de partie civile…
Parce que la justice ne peut être à géométrie variable nous allons poursuivre la plainte, nous constituer partie civile et dans le même temps en appeler au soutien politique et financier de la part de ceux pour qui la justice n’est pas un terme vide de sens pour que cette affaire d’une extrême gravité aille à son terme et que justice soit rendue.
Il ne peut y avoir deux poids deux mesures, si un chômeur excédé par des erreurs et des attentes parfois interminables agressait un salarié des ASSEDIC il serait lourdement condamné.
Cette affaire est l’affaire de tous, ensemble n’acceptons pas l’inacceptable ! PAS DE JUSTICE, PAS DE PAIX !


