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Triple A ou triple andouille ?
7 décembre 2011

Y’a pas, ils nous prennent vraiment pour des abrutis ! Et ça y va sur la note des agences de notation, et ça pérore sur le sommet européen ou la rencontre franco-allemande, cruciale, cardinale, capitale, déterminante, essentielle, pour la énième fois.
Mais on s’en fout du triple A, ce qu’on veut c’est vivre décemment, c’est avoir droit à la dignité, c’est se sortir de l’angoisse du quotidien et des multiples urgences qui rythment nos survies, ce qu’on revendique c’est de l’avenir, ce qu’on veut c’est vivre dans un monde ré -enchanter qui nous permette de nous projeter et aussi de rêver.
Et trop peu nombreux sont ceux qui ne marchent pas dans la combine, qui ne crient pas haut et fort que toute cette esbroufe sert à tous les gouvernements pour casser les services publics, pour faire baisser le prix du travail, pour foutre en l’air les retraites, la sécurité sociale, pour institutionnaliser la précarité.
Nous on sait que la note c’est nous qui allons la payer, que c’est nous qui la payons déjà et cher et depuis longtemps, qu’il y ait triple A ou pas. Plus personne n’est protégé, les couches dites « moyennes » sont largement mises à contribution.
La crise gnagnagna, la crise lalalère, elle a bon dos leur crise, jamais les richesses produites n’ont été aussi importantes, le vrai problème c’est qu’elles sont de plus en plus accaparées par certains, toujours les mêmes.
Dans le même temps, comme dans le principe des vases communicants, les demandes de minima sociaux explosent, les CAF qui ont de moins de moins de moyens, de réponses, de personnel sont débordées et les allocataires sont contraints d’attendre dehors.
Il suffirait d’un peu de courage politique, de décider de ne pas laisser les banques, les systèmes financiers, les grands patrons, les actionnaires, le capitalisme décidé de tout.

Il ne faut pas présenter comme fatalité et obligation ce qui n’est que choix.
Avec la période de fêtes qui arrive, non seulement nous refusons de payer mais nous exigeons également une allocation exceptionnelle d’urgence, dite « prime de noël », pour tous les chômeurs d’un montant de 500 euros, pour faire face à des dépenses, pour respirer un peu, pour que nos enfants aient le droit de sourire un peu et de s’émerveiller.
Villejuif le 07 décembre 2011
Philippe Villechalane
Porte- parole de l’Apeis


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