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Faut-il tenir compte de la pénibilité ?


Et comment qu’il faut prendre en compte la pénibilité au travail. Et la pénibilité est multiple : faire du marteau piqueur, être au rendement, grimper sur des toits, descendre dans des égouts, se casser le dos avec des charges lourdes, être soumis au stress, à la rentabilité maximum, à l’humidité permanente, aux solvants, à l’amiante, aux pesticides, aux matières dangereuses. Etre confronté à la tension et à la responsabilité de conduire un bus, un train ou un métro, de faire classe à des dizaines d’élèves, d’accueillir des malades et de tout faire pour les rassurer et les soigner, de travailler en horaires décalés, de nuit et le week end, et la liste pourrait être bien plus longue.
Peut-être devrait-on y ajouter la pénibilité du non travail et de la grande précarité ?
En réalité, cette question ne devrait même pas se poser, le gouvernement prend comme argument l’équilibre budgétaire, notamment pour ce qui concerne les retraites. Ce qui est invoqué par celles et ceux qui veulent nous faire travailler plus longtemps et plus durement est que l’on reste en vie plus longtemps. Déjà, il conviendrait de savoir quelles sont les espérances de vie en fonction du parcours des individus, on sait que ce n’est pas la même chose pour un ouvrier que pour un cadre, pour un employé que pour un grand patron. Il faudrait également se poser la question du rapport avec le fait d’être en bonne santé, qui est aujourd’hui de 64 ans pour les femmes et de 63 ans pour les hommes. L’idéal non avoué des décideurs serait de revenir à des temps ou on mourrait avant ou juste après la retraite !
Toutes les questions sociales sont concernées, le travail, la retraite, mais aussi le chômage.
Afin d’être indemnisé il faut aujourd’hui avoir travaillé 4 mois au cours des 28 derniers mois, à compter du 1er novembre il faudra avoir travaillé 6 mois dans les 24 derniers mois.

Et ce n’est pas la même chose de réussir à trouver un emploi quand on sait la situation de l’emploi de plus en plus précaire et parcellisé, avec des contrats et des missions de plus en plus courts.
Ils réactivent la dégressivité pour les cadres, mais à n’en pas douter, ce sera pour mieux l’appliquer à toutes et tous quand ils le décideront, comme un véritable compte à rebours vers la pauvreté et la misère.
500.000 chômeurs indemnisés vont être éjectés du système d’indemnisation !
250.000 ne pourront plus recharger leurs indemnités ! Car il faudra avoir travaillé 6 mois contre 150 heures actuellement.
250.000 verront la durée de leur allocation réduite !
400.000 salariés précaires perdront 30 % de leurs allocations, car les jours non travaillés seront comptés dans le calcul de leur allocation !
Au total 1, 4 million chômeurs vont perdre des droits pour lesquels ils ont cotisé ! Alors que déjà seuls 42 % des chômeurs sont indemnisés à en moyenne moins de 1000 euros par mois.
Dans le même temps, où l’on casse les services publics et que la vie devient de plus en plus difficile pour le plus grand nombre, les dividendes distribués aux actionnaires ont battu tous les records et la France en est la championne d’Europe. L’évasion, l’optimisation, la fraude fiscale et le C.I.C.E., représentent des budgets entiers, indispensables pour l’éducation, la santé et tous les services publics.
Nous revendiquons pour notre part, un emploi mais dans le même temps, une réduction du temps de travail, 32 H tout de suite pour aller vers 28 H par semaine et la retraite à taux plein à au maximum 60 ans pour toutes et tous.
Philippe Villechalane,
Porte parole de l’Apeis


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