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Travail de taulards

En moyenne, on considère que le travail en prison est rémunéré à environ 10% de ce qu’il vaut à l’extérieur, ça aide certainement à la réinsertion et à la valorisation
de l’activité salariée... La prison n’échappe pas au libéralisme ambiant, c’est donc aussi un moyen de baisser le coût du travail.


Vous me direz, oui mais si certains taulards ne travaillaient pas, ils ne pourraient pas cantiner,
c’est-à-dire acheter le nécessaire et parfois même un peu de superflu, avec les cantines exceptionnelles. Au passage il faut le savoir, l’administration pénitentiaire se sucre, certains des articles achetés coûtent trois fois plus en prison, y’a pas de petits profits.

Et en zonzon tout se paie : sucre, café, (Ricoré), sel, huile, vinaigre, savon, dentifrice, papier à lettres et enveloppes...y compris le P.Q, mais attention pas le poivre car cela peut-être dangereux pour les neunoeils, il faut donc soit recevoir des mandats, soit travailler, car ceux qui ont un bas de laine sont exceptionnellement rares, s’ils en existent.

Et certains boulots sont pour le moins exemplaires pour préparer la réinsertion dés la libération : Eplucher des oignons et être payer quelques minables centimes au kilo et obtenir quelques dizaines d’euros à la fin du mois, parfois à peine de quoi s’acquitter du prix exorbitant de la télévision.
Ou bien coller des étiquettes sur des produits publicitaires, ou encore fabriquer des casiers de pêche
qui sont ensuite vendus relativement cher dans des supermarchés, ou encore si cela intéressait le capital peigner la girafe, cirer des bouches d’égout ou peindre des arbres.
Il y a, c’est vrai, des boulots plus intéressant pour les
longues peines, dans les centrales et les centres de détention, mais attention toujours payé pas grandchose, et encore, des boulots, même comme ceux là y’en a pas pour tout le monde.

En prison, le Smic doit être la base de rémunération sans retenues particulières et les minima sociaux doivent être maintenus.
P.V.


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