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Solidarité mais pas union sacrée

Paru ce jour dans l’Humanité question à Philippe Villechalane, porte-parole de l’Apeis (Association pour l’emploi, l’information et la solidarité des chômeurs et travailleurs précaires)

Face à la pandémie de coronavirus Quelles mesures sociales pour répondre à l’urgence ?.


Comme toujours, la crise va être plus difficile pour les plus précaires, les plus fragiles et les plus pauvres. Les inégalités vont continuer de se creuser, ne serait-ce que pour les cours à la maison, avec certains parents qui peuvent accompagner et d’autres en grande difficulté. Trop d’enfants dans des familles avaient, le midi, un repas équilibré grâce à la cantine, quel casse-tête aujourd’hui pour des centaines de milliers de familles. Comment vont survivre des millions de femmes, d’enfants, d’hommes qui, en temps normal, n’y parviennent déjà pas ? Ceux qui sont sans domicile fixe, ceux qui font la manche, ceux qui prennent n’importe quel petit boulot de bricolage ou de jardinage…

Macron, Philippe et les autres font des choix qui ont des conséquences, quand on choisit de donner aux riches (Cice) impôt sur la fortune, suppression de cotisations sociales et qu’on laisse faire l’évasion fiscale, cela a des effets sur des femmes, des hommes qui ne sont ni des courbes ni des pourcentages, mais également sur la cohésion de l’ensemble de la société. Ils annoncent des milliards pour les entreprises, alors d’accord pour les petites boîtes, les petits commerces, les artisans, mais ceux qui ne cessent de battre des records de dividendes distribués aux actionnaires n’ont qu’à prendre sur leurs profits et réserves.

« Quoi qu’il en coûte ! » martèle Macron... chiche ! Il faut ouvrir partout des guichets d’urgences sociales et trouver une solution d’indemnisation pour toutes celles et tous ceux qui n’ont droit à rien, par exemple les intérimaires. Il faut aussi trouver des solutions pour ceux qui sont à la rue en réquisitionnant des hôtels.

Il serait temps que ce gouvernement et le président de la République écoutent un peu plus la rue, les syndicats, les associations, les corps intermédiaires, et son opposition. Ils en ont plein la bouche des héros que sont, d’un coup, redevenus les personnels médicaux, sauf que ces héros sont à bout, qu’ils sont en grève, qu’ils manquent de tout, de matériel, de protection, de collègues, de moyens, de salaires corrects, de places… Celles et ceux qui se retrouvent en première ligne sont à quelque chose près les « profiteurs » des régimes spéciaux d’hier !

Dans ce contexte, nous renouvelons nos revendications. D’abord, un emploi pour chacun-e correctement rémunéré, une indemnisation chômage décente et l’augmentation des minima sociaux afin que personne ne se retrouve en dessous du seuil de pauvreté. Un emploi, c’est un droit ! Un revenu, c’est un dû ! Et l’urgence, c’est tout de suite.


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