Assez de mépris
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APEIS
Salauds de pauvres !
23 janvier 2013

Ces messieurs de la cour des comptes s’attaquent aux chômeurs. Aux montants et à la durée de l’indemnisation, et pour cela il s’appuie sur le déficit annoncé et sur les modes d’indemnisation de certains pays européens.
Par contre rien sur le montant des loyers, sur le coût de la vie dans ces différents pays, rien non plus sur le fait que quand il y avait des excédents à l’Unedic et qu’il convenait de faire des réserves, on préférait baisser les cotisations, notamment patronales.
Je cite ces magistrats qui émargent en moyenne à 6500 euros par mois, allant jusqu’à plus de 9000 euros selon la catégorie et l’échelon, « La soutenabilité du régime de l’assurance chômage est aujourd’hui remise en cause par le maintien du chômage à un niveau élevé ».
Nous rappelons à tous les chantres de l’économisme et de l’équilibre que les salariés licenciés pour permettre de faire plus de profits ne sont en rien responsables de la concurrence, de la folie de la finance, des délocalisations…
Nous rappelons également que 51 % des femmes et des hommes inscrits à pole emploi sont indemnisés, ce qui signifie, vous ferez le calcul que 49 % ne perçoivent rien de l’assurance chômage.
Rappelons aussi que les salariés paient des cotisations chaque mois pour abonder la caisse de cette assurance chômage et qu’il ne s’agit en aucun cas de cadeau.
Rappelons encore que malgré cette terrible situation pour prés de 6 millions d’entre nous, en 2011, en France, 500 familles se sont partagées 271 milliards d’euros et que les entreprises qui composent le CAC 40 ont réalisées 87 milliards d’euros de bénéfices dont 37 milliards en dividendes aux actionnaires.
La cour des comptes va y aller de ses recommandations, qui tirent toujours vers le bas, un taux décroissant pour les indemnités des cadres, qui sera à n’en pas douter appliquer à tous peu de temps après, une durée d’indemnisation réduite, un bon coup dans les articles concernant les intermittents du spectacle qui sont soit des privilégiés soit des fraudeurs.
Ce n’est pas en instaurant la misère, en multipliant les angoisses et les urgences que la société gagnera en cohésion, d’autant que chacun sait que les chômeurs les mieux indemnisés sont ceux qui retournent le plus facilement vers l’emploi.
Encore et toujours des mesures pour faire baisser le prix du travail et faire gonfler les bénéfices et les actions au détriment des salaires, toujours plus la finance et le capital contre le travail, l’histoire ne sert pas, jamais, les crises financières de 2008, de 2010 et d’aujourd’hui seront reproduites jusqu’à la rupture.
A la veille de l’annonce des chiffres du chômage qui seront mauvais, entre 40 et 47.000 chômeurs supplémentaires, notre association revendique à défaut d’un emploi stable et correctement rémunéré, l’indemnisation décente de toutes les formes de chômage.
Sinon, il sera toujours temps de verser quelques larmes de crocodiles, sur ces femmes, ces hommes, ces enfants sans domicile fixe, sur le désespoir, les suicides, les addictions, etc.
C’est la soutenabilité de la pauvreté, de la misère et du désespoir qui devrait être remise en cause !
Villejuif le 23 janvier 2013
Philippe Villechalane,
Porte parole de l’Apeis


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