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RSA et fusion donnent le blues aux chômeurs et aux agents.
1er juillet 2009

Pendant que ça licencie à tour de bras, que les chômeurs supplémentaires vont se compter par centaines de milliers pour atteindre très vite les cinq millions réels, il convient de contrôler et de donner le change. Ainsi, avec le plan de cohésion social et le SMP (Suivi Mensuel Personnalisé) nous recevons de « drôles » de témoignages : Rémy doit faire chaque mois plus de 60 Kms aller retour pour se rendre au pôle emploi s’entendre dire bonjour et au revoir, il n’a pas de véhicule et les transports en commun sont inexistants. Il donne donc 15 euros à une voisine afin qu’elle l’emmène.
Les agents sont déprimés. Ils se retrouvent, avec en moyenne, les dossiers de 150 chômeurs, l’obligation de les convoquer régulièrement et aucune offre à leur proposer, rien, nada, que dalle. Même pas une toute petite offre précaire, même pas une dégueulasse, rien. Ce que nous disent les copines et les copains c’est qu’en général leur rendez- vous au pôle emploi se limite à des bonjours et au même nombre d’au revoir. Ubuesque, ce qui serait presque drôle, si ce n’était pas si dramatique pour des millions d’entre nous.
Et puis des offres ils ne risquent pas d’y en avoir beaucoup, d’abord parce que l’activité économique est en berne, aussi parce que l’avenir est tellement incertain que la majorité des entreprises se veut très prudente en plus d’être morose et enfin parce qu’arrive le RSA.
L’exploitation est déjà bien présente. Le SMIC, hier, salaire minimum, souvent pour celles et ceux qui entraient dans la vie active est devenue la norme, gagner un SMIC à temps plein semble presque être une chance.

Mais pourquoi payer au SMIC un salarié qui peut nous coûter beaucoup moins cher se disent les patrons peu scrupuleux, ayant toujours et encore l’objectif de faire baisser le prix du travail, pour faire plus de profits. Le RSA, que le gouvernement présente comme une mesure de lutte contre la pauvreté et presque de justice sociale est en réalité un moyen détourné de financer les entreprises sur le dos de l’ensemble de la population. Le travail effectué par l’allocataire du RMI sera, en effet, payé par le contribuable, alors que les moyens manquent cruellement pour l’école, la santé, la recherche, les retraites, les transports, les collectivités territoriales et tout ce qui dépend du service public qu’il sont en train de démembrer, de démanteler, de détricoter avec acharnement et volonté larvée de revanche. Ce qui va suivre, à n’en pas douter ce sont des radiations pas milliers, pour faire des économies bien sûr, mais également pour faire baisser les statistiques.
Nous devons riposter, vite et fort, ne rien laisser passer, faire valoir notre droit à l’indignation et cultiver notre colère, personne ne fera à notre place, il nous faut nous organiser, rendez-vous les 11, 12 et 13 septembre à la fête de l’Humanité pour faire la fête et refaire le monde ensemble.

Villejuif le 01 juillet 2009
Philippe Villechalane
Porte parole de l’Apeis.


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