Quel avenir ?
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Peux et dois mieux faire !
29 août 2012

Alors que les chiffres du chômage montrent une progression de + 41 300 des demandeurs d’emploi, au mois de juillet, les mesures gouvernementales annoncées qui devraient être votées aujourd’hui, sont insuffisantes.

La barre des trois millions de chômeurs en catégorie A a été franchie. Ce ne sont pas les demi- mesures qui vont permettre une relance de l’économie. Nous le savons les plans antisociaux étaient restés dans les placards pour cacher le bilan Sarkozy mais il faut rompre avec la logique de la financiarisation sinon on va droit dans le mur. Et ce sont toujours les mêmes qui paieront : les catégories les plus modestes.

Sans pouvoir d’achat, pas de consommation et ce sont des millions de familles concernées aujourd’hui. Moins d’une personne sur deux a pu prendre des vacances : parmi celle-ci nous comptons des travailleurs précaires, des chômeurs, beaucoup de retraités.

Ayrault et son gouvernement disent qu’ils ont 5 ans, qu’il faudra les juger au terme du quinquennat. Mais il y a urgence. Dans certains quartiers, 50 % des jeunes sont au chômage.
Avec ces contrats aidés, qui vont concerner 150 000 jeunes, aucune formation qualifiante n’est prévue. Donc au terme du contrat, retour à la case départ.

Il n’est pas possible de construire un avenir, une famille avec 900 euros par mois et cela pendant au maximum 3 ans.

Il faut un projet plus ambitieux et ne pas se cacher derrière la Grèce, l’Italie, l’Espagne qui vont mal. Accomplir une réforme fiscale radicale avec un impôt progressif, un ISF progressif également et surtout arrêter avec les niches fiscales, qui permettent à des gens fort aisés de ne quasiment pas payer d’impôt, voilà qui serait efficace.

D’autant que ne sont pas concernés les seuls jeunes mais, toutes les catégories d’âge.
On nous rebat les oreilles avec le réalisme économique, la crise, les incertitudes sur la croissance…Certes, mais si la volonté est de sauver des millions de personnes de la pauvreté, il faut prendre des mesures radicales, changer de logique. Notre pays est riche. Si nous réorientons les richesses en faveur des plus défavorisés, pour juste rétablir un équilibre, on pourra s’en sortir sinon c’est la catastrophe, avec cure d’austérité en cure d’austérité, comme en Grèce.

Evidemment, cela demande du courage. C’est un choix politique. C’est celui qui ne ménage pas les patrons et les grandes fortunes de notre pays. A plusieurs reprises, on a entendu, lu ils vont partir. Eh bien qu’ils partent. Il faut faire comme les Etats-Unis, les expatriés paient des impôts. Ils acquittent la différence entre ce qu’ils versent dans le pays où ils se trouvent et les Etats-Unis. Et, comme chacun le sait, les Etats-Unis prônent le libéralisme le plus effréné. Donc, ce qu’ils peuvent faire, nous pouvons le faire aussi !
Le 29 Août 2012
Christiane GRAVE
Porte parole de l’APEIS


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