Avec l’Apeis, plus jamais seul !
Recherche
Accueil > APEIS > Communiqués de presse > Où en sommes-nous ?
APEIS
Où en sommes-nous ?
janvier 2001

La croissance et la baisse du chômage (qu’il convient de relativiser) ne doivent et ne peuvent masquer les profondes cicatrices laissées par vingt ans de chômage, de reculs sociaux, de déstructuration, de désocialisation, de développement de la précarité et de la pauvreté.

Une grande campagne idéologique est menée sur la fin de la crise, la reprise, sur le ça va mieux et ça passe tant tout le monde a envie que ce soit vrai, mais dans les faits, les plus fragiles, les plus précaires, les plus pauvres sont étrangers à cette embellie économique.

Il reste des millions de chômeurs, ni la baisse du chômage ni les divers arrangements ne peuvent ignorer cette réalité, les emplois proposés sont précaires, mal payés, sans garanties, sans protections, sans perspectives et sans avenir.

Les patrons pleurent sur la pénurie de main d’œuvre alors qu’il ne s’agit que de difficultés à recruter parce que les emplois ne sont ni attractifs ni incitatifs, que c’est le fruit direct de la non formation de ces dernières décennies.

Tant que des millions de femmes et d’hommes seront dans les minima sociaux, que huit millions d’individus sont maintenus sous le seuil de pauvreté, que les sans domicile fixe se comptent par centaines de milliers, que les restos du cœur distribuent 60 millions de repas par an, en mettant en place des mesures restrictives tant les besoins et les demandes sont considérables, etc…etc…

Tant qu’il y aura autant de pauvreté, de peur, d’angoisses, d’injustice, les patrons pourront proposer le PARE (plan d’aide au retour à l’emploi) qui contraint les chômeurs « employables » à accepter n’importe quel emploi, n’importe où et à n’importe quel prix.

Ces dispositions rompant avec la notion de solidarité que représentait l’assurance chômage auraient comme conséquence la baisse des salaires à l’embauche et un développement important de la précarité.

Ce qu’il faut c’est répondre à l’urgence pour que chacune et chacun puisse aller dans l’égalité et l’équilibre vers une place et un rôle au travers un emploi et un revenu décent, ce qu’il faut c’est de la cohésion, un réel équilibre et pour ça il nous faut compter les uns sur les autres, il n’y a pas de fatalité, tout est possible si nous sommes ensemble, nombreux et déterminés.

11 Janvier 2001

Philippe Villechalane,

Président de l’APEIS.


Vers le haut de la page

APEIS
8 rue de Verdun
94800 Villejuif
tel : 01 46 82 52 25
Portable : 07 81 19 31 94
E.mail : apeis live.fr

 

Plan du site |  Espace privé |  Nous écrire | Soutenir l’APEIS | 

APEIS
8 rue de Verdun
94800 Villejuif
tel : 01 46 82 52 25
Portable : 07 81 19 31 94
E.mail : apeis live.fr