Assez de mépris
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APEIS
On a les boules, et pas de neige !
13 mars 2013

Bon alors l’urgence dans l’actualité c’est la neige, terrible, affreux, dramatique, on ouvre les journaux télévisés avec, on en fait les unes de la presse quotidienne, il y a des émissions de terrain et des reportages, avec des hélicoptères quand c’est possible.
Certains se dressent face caméras et micros pour dire que tout est fait pour permettre ou empêcher que, c’est selon, d’autres demandent des commissions d’enquête et s’indignent parce que quand même hein !
On nous annonce comme une victoire de la radicalité le fait que l’on reporte de deux semaines la fin de la trêve des expulsions locatives, à cause de cette maudite neige, du coup bénie par celles et ceux qui vont gagner deux semaines, c’est toujours ça de pris quand on est condamnés à se retrouver dehors.
Oui bien sur c’est embêtant ; difficultés pour aller au boulot, pour se déplacer, pour faire quelque chose parfois d’urgent, faire des courses, aller chercher les enfants, faire une visite à l’hôpital, en maison de retraite, en prison.
Pire on peut être privé de chauffage et d’électricité, pris dans de terribles embouteillages, coincés dans une gare ou un aéroport, bloqués sur la route au milieu de nulle part.
Il faut prévenir, prendre des mesures, sabler, saler, d’accord mais c’est l’hiver et la neige l’hiver avec le froid c’est normal, même quand c’est tard dans la saison et que quasiment tous on préfère les rayons du soleil et les feuilles en fleurs.
Mais voilà Jean François ne les verra pas les bourgeons cette année, cet homme de 58 ans, sans domicile fixe, est mort de froid dans les rues de Saint Brieuc, ce n’est pas le premier ni le dernier, l’association « les morts de la rue » dénombre déjà pour 2013, 80 personnes sans domicile fixe mortes dans la rue.
C’est ça le vrai scandale, c’est ça qui devrait nous révolter, nous indigner, nous mettre en colère, nous faire exiger de vraies mesures, qui devrait faire les ouvertures et les unes dans la presse.
Et aussi ne pas laisser des femmes et des hommes être condamné(e)s aujourd’hui à se retrouver à la rue demain ou après demain, pour cela il faut interdire les licenciements, empêcher la finance et les actionnaires de dicter leur loi et protéger les victimes de ce système terrible et dévastateur en refusant la précarité, en exigeant de bons salaires, en indemnisant décemment toutes les formes de chômage.
Enfin ok pour le plan d’urgence intempéries, mais à quand un plan d’urgence pour les millions de chômeurs, de pauvres qui sont eux coincés des années, de longues et terribles années sur des parkings, des bas côtés, des voies qui semblent sans issues ?
Villejuif le 13 mars 2013
Philippe Villechalane
Porte parole de l’Apeis


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