Les militants de l’APEIS sont dans l’obligation de reloger Madame Nimanga et ses 5 enfants âgés de 11 mois à 7 ans qui sont sans domicile fixe depuis le mois de juillet 2002.
Cette famille a été expulsée sans relogement, d’un squat qu’elle occupait depuis deux ans et demi à l’OPHLM de Vitry sur Seine.
Depuis cette date, cette femme et ses cinq enfants errent de foyers d’urgence en chambre d’hôtel permettant ainsi à certains hôteliers, véritables marchands de sommeil de réaliser de juteux bénéfices sur le dos des plus pauvres.
Mme Nimanga et ses cinq enfants ont ainsi été trimballé de Villejuif à Orly, puis de Créteil à Villeneuve Saint Georges, elle à même été expulsée des 6m2 qu’elle occupait dans un de ces sordides hôtels sociaux le 24 décembre dernier parce que les enfants faisaient du bruit !!!
Elle va d’hébergement d’urgence en hébergement d’urgence, mais elle passe ses journées dehors avec deux de ses enfants, les autres étant scolarisés, alors que l’hiver est rigoureux, c’est scandaleux et inacceptable.
Mme Nimanga a demandé un logement voici plusieurs années. Sans réponse, ne pouvant rester à la rue, elle a squatté et, parce qu’elle a squatté elle a été expulsée et, parce qu’elle a été expulsée, elle ne figure plus sur aucune liste de demandeurs de logement…Belle logique du désespoir non ?
Pour toutes ces raisons, Mme Nimanga n’est plus suivie par les travailleurs sociaux, elle n’a aucune solution, pas d’alternative !
C’est pour cela que les militants de APEIS ont décidé d’occuper un logement vacant, pas libre bien sur mais inoccupé, pas pour y rester mais pour attirer l’attention sur un cas désespéré, pour que l’opinion publique et les élus pèsent afin qu’une table ronde se déroule au plus vite avec la Préfecture pour qu’une solution se fasse jour, vite, très vite.
Nous demandons à Monsieur le Préfet du Val de Marne de trouver un logement décent à Mme Nimanga et à ses cinq petits même s’il doit le réquisitionner, c’est une affaire grave et inhumaine qui ne peut attendre.
Il ne faut pas attendre qu’un drame vienne allonger la trop longue liste des vies brisées ou en miettes qui font la une des journaux télévisés et qui ne sont pas des fatalités !
Il faut immédiatement reloger Mme Nimanga et ses 5 enfants, cela nous concerne toutes et tous sans exception !!!


