Quel avenir ?
Recherche
Accueil > APEIS > Communiqués de presse > Nauséasondage
APEIS
Nauséasondage
10 mars 2011

Selon un sondage, vrai gnagnagna, faux lalalère, Marine Le Pen serait en tête au premier tour des élections présidentielles de 2012. D’abord ce n’est qu’un sondage, ça dépend donc de la forme des questions, à qui et où on les pose.
Et en réalité la « vraie » crise politique n’est pas dans cet affreux arbre tordu et décharné qui masque la forêt, mais dans la forêt elle-même, sur ses sentiers qui ne mènent nulle part et qui détournent, dégoutent même de la politique et de la démocratie parlementaire de plus en plus d’entre nous.
Au moment de l’élection présidentielle de 2012, dans 14 mois, combien de salariés auront été licenciés, de locataires expulsés, de familles surendettées, d’électricité et de gaz coupés, de couples et de foyers déchirés, d’ordonnances pour des neuroleptiques délivrées, de femmes et d’hommes poussés au suicide ? En voilà donc une priorité que ces sondages !
Pour contrer le tous pourris, le bonnet blanc et blanc bonnet il s’agit de se tenir à ses engagements, de ne pas se battre pour l’exercice du pouvoir, d’appliquer ce que tous semblent ignorer ; l’exemplarité, de prendre en compte l’état social et économique de notre société, de faire de vrais choix courageux.
Cela passe nécessairement par plus de justice sociale et par un véritable partage des richesses, assez de blabla, de sauvagerie de droite, de larmes de crocodile de gauche, d’économisme de tous.
Si la mal vie, l’arbitraire, l’abandon, la barbarie vous choquent, vous heurtent, il suffit de ne pas accepter l’inacceptable, de ne pas fermer les yeux, de cesser de croire que l’on n’est pas concerné, il FAUT intervenir et exiger une autre politique au service du plus grand nombre et donc, naturellement, contre les possédants et les dominants.
Des millions de chômeurs, de précaires, de salariés surexploités, de pauvres, confrontés à des espaces de solidarité de plus en plus hypothétiques, face à des services publics de plus en plus inefficaces car sans moyens, vidés de leur substance et de leurs rôles, sont au bout du rouleau.
Quand on est tenu de choisir entre manger et payer son loyer, entre se soigner et se vêtir, entre se déplacer et faire un cadeau à ses mômes, entre se chauffer et payer une assurance, fut-elle obligatoire, quand l’avenir c’est demain et parfois même tout à l’heure, il ne s’agit jamais de choix.
Dans le même temps les entreprises qui composent le CAC 40 ont doublés leurs bénéfices en 2010, les profits de certaines grandes entreprises ont explosés, les actionnaires s’en mettent plein les poches, l’industrie dite de luxe est la seule à bien se porter, partout les richesses et la pseudo réussite s’étalent de façon obscène.
Toutes ces épreuves individuelles, ces millions de femmes, d’hommes, de familles, sans place, sans rôle, avec un fort sentiment d’inutilité, dans une perception où tout le monde où presque semble s’en foutre ne peux que produire de la douleur et de la détresse collective.
Il faut être là quand des entreprises licencient, délocalisent, restructurent, précarisent, il faut être présent quand les chômeurs sont maltraités et stigmatisés, il faut ouvrir les yeux quand des millions de personnes sans domicile fixe et de mal logés souffrent.
C’est tout ça qui produit de l’impuissance, de la colère, de la hargne, des ressentiments, de la peur et qui nourrit le vote où le fait de brandir le vote Front National, qui sous un vernis social grimace la haine de l’autre, le racisme, le recul et l’obscurantisme, au service du capitalisme, toujours.
Quand le capital dévore le travail et le social, quand nos politiques invoquent les racines chrétiennes de la France, de façon récurrente, le coupable c’est l’autre, le différent, alors quand il vient de derrière la montagne ou de l’autre côté de la mer, la messe est dite si j’ose écrire.
Combattre ces nuisibles, ces fâcheux, ces malsains, ce n’est pas dire qu’ils sont méchants, ni même dangereux, c’est créer, socialement et politiquement les conditions de leur mise à l’index.
Pour battre le Front National, l’U.M.P, et celles et ceux qui défendent à quelques nuances près les mêmes politiques il faut ré-enchanter le monde, avoir de l’espoir, entrevoir des perspectives concrètes et quotidiennes de mieux vivre.

Philippe VILLECHALANE
Porte-parole de l’APEIS


Vers le haut de la page

APEIS
8 rue de Verdun
94800 Villejuif
tel : 01 46 82 52 25
Portable : 07 81 19 31 94
E.mail : apeis live.fr

 

Plan du site |  Espace privé |  Nous écrire | Soutenir l’APEIS | 

APEIS
8 rue de Verdun
94800 Villejuif
tel : 01 46 82 52 25
Portable : 07 81 19 31 94
E.mail : apeis live.fr