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Morts de misère, pas de froid !!!
janvier 2003

Des personnes sans domicile fixe viennent de mourir et ce n’est malheureusement pas terminé, tous les ans, nous nous habituons à ce que des femmes et des hommes à la rue, pour la plupart victimes du chômage et de la pauvreté qui l’accompagne généralement meurent.

Aussitôt les bonnes âmes, sécuritaires, décrètent qu’ils faut les héberger de force, contre leur gré, au mépris de leur choix et donc de leur liberté.
Pourquoi ne pas plutôt se poser les bonnes questions ? La plupart des personnes sans domicile fixe ne reconnaissent pas une société qui permet qu’ils soient traités pire que des animaux, qui acceptent qu’ils soient sacrifiés sur l’autel du libéralisme et du profit.

Parce que les personnes sans domicile fixe ne sont ni là par hasard ni par fatalité et de moins en moins souvent par choix, elle est loin l’époque des clochards célestes et libertaires, pour l’immense majorité ils sont d’abord victimes de licenciements et des choix faits par les patrons et les actionnaires qui ne fonctionnent qu’aux bénéfices.

Ensuite, la dégringolade suit son cours et ça va vite, très vite, trop vite, sans place ni rôle, avec des revenus qui sont rapidement peau de chagrin, les relations familiales se tendent, puis se distendent et patatras ! C’est la rue, avec sa permanence de violence, de froid, d’indifférence, de honte, de gêne, de regards qui blessent, qui tuent, de transparence qui blessent et tuent tout autant.

Plutôt que de pleurer sur le sort de ces pauvres il faut réagir, ne pas accepter l’inacceptable, faire valoir son droit et même son devoir à la colère et a l’indignation, ne pas perdre de vue que laisser faire aujourd’hui pour les autres, c’est dans les faits se condamner soi même demain.

En lieu et place de la sécurité qui n’est que sécuritaire et qui s’appuie cette fois sur une forme d’humanisme, il convient de prendre des mesures vraies et durables.
Changer les lois, appliquer celle de réquisition, pour que l’illégal cela soit d’être sans domicile fixe, dans un premier temps les mesures d’urgences ne sont pas l’ouverture de camps ou parquer les pauvres mais de traiter à égalité de droits tous les hommes et toutes les femmes.

C’est ne pas accepter les licenciements quand les entreprises font des profits, c’est refuser catégoriquement qu’il y ait des expulsions sans relogements, c’est indemniser correctement toutes les formes de chômage au niveau du SMIC, c’est condamner la précarité qui ne permet pas de vivre dignement à des millions de salariés et de s’acquitter d’un loyer.

Et que l’on ne vienne pas nous dire que l’argent manque, il faut le prendre sur les salaires des ministres qu’ils ont augmenté de 70 % cet été, sur les salaires des 39 présidents des plus grandes entreprises qui se sont partagés en 2001 : 7, 5 millions d’euros soit l’équivalent de 554 années de SMIC, sur les 50 millions d’euros de subventions publiques touchées par Moulinex qui licencie 3000 salariés, etc…

Ce n’est pas les moyens qui manquent, c’est la volonté et le courage politique !!!

10 janvier 2003.


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