Assez de mépris
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Misère, misère et encore misère
5 février 2010

700 000 chômeurs officiels de plus en 2008 /2009, des restructurations, des délocalisations annoncées qui vont pousser vers la sortie 300 000 personnes en 2010, selon l’INSEE.
Un million de personnes va être plongée dans la misère en 2010 puisque leur allocation va arriver à son terme ; ils bénéficieront du RSA ou sous conditions de ressources de l’Allocation de solidarité spécifique, ASS, soit dans les deux cas un plus de 450 euros. Et avec le RSA, les personnes perdent dans la majorité des cas la gratuité des transports, ce qui fait qu’avec un petit travail, il est possible de perdre 90 euros avec une carte orange 4 zones en Ile de France et donc de percevoir moins qu’auparavant, au RMI. Le RSA, qui devait constituer une amélioration du niveau de vie, pénalise notamment ceux qui travaillent. Par exemple, si une personne seule perçoit plus de 823 euros, ce peut être 825 euros, elle n’est plus exonérée de taxe d’habitation. Concernant la CMU complémentaire, il faut disposer de moins de 626, 75 euros, pour une personne seule ; de moins de 940, 17 euros pour deux personnes.

L’effet des plafonds fait que nous restons au plancher !

Dans la France d’aujourd’hui, 10 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté dont 2 millions d’enfants. Selon une étude du CREDOC (Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie) 56 % des ménages pauvres ont 250 euros pour vivre lorsqu’ils ont payé le loyer, l’électricité, l’alimentation. Pis encore, près de 15 % des ménages sont en négatif, c’est-à-dire qu’ils dépensent plus qu’ils ne gagnent.
De RMI en RSA, de contrat d’initiative à l’emploi en Contrat Unique d’insertion, les patrons ont à leur disposition tout un arsenal de lois pour faire réaliser du travail presque gratuit. Ce qui signifie un déficit de la Sécurité sociale accrue… A force de baisser les charges des patrons, ce sont les salariés via l’impôt sur le revenu qui les paient. Comme manip, ce n’est pas mal d’autant que ce sont toujours les privés d’emploi qui sont conspués car « on » n’est pas certains qu’ils recherchent réellement un emploi.
Et concernant le RSA, ce sont les pauvres qui paient pour eux – mêmes.

Tous les revenus sont pris en compte même les revenus de l’épargne comme le livret A. Par exemple, une personne licenciée qui perçoit une indemnité de licenciement verra la Caf lui ponctionner 3 % ; si cette indemnité est versée sur un livret A, la Caf ponctionnera 4 % ! Inique !
Dès lors que vous pouvez prétendre au RSA, la Caf a accès aux informations bancaires via les impôts sans qu’il y ait besoin d’enquête ! Et comme si cela ne suffisait pas, une circulaire a été établie par la Direction de la Sécurité sociale qui veut connaître les éléments précis du train de vie, à savoir, voiture, équipement ménager, matériel informatique. Le pauvre veut tricher, c’est sûr. _ D’autant que toujours selon le CREDOC 52 % des ménages les plus pauvres ont retardé ou annulé une dépense importante, c’est-à-dire que ces personnes ne peuvent plus se soigner, notamment.
Nous en avons assez d’être des boucs – émissaires. D’abord ce que nous voulons, c’est un travail décent correctement rémunéré. Et, compte tenu des richesses produites dans notre pays, avec un impôt progressif et l’arrêt des exonérations de charges patronales, (30, 7 milliards en 2008, autant que le déficit record prévu pour la sécurité sociale en 2010) il est possible de revaloriser de manière substantielle les allocations chômage et, par défaut, les minimas sociaux. Toutes les causes de la crise que nous avons connues repartent de plus belles, la spéculation financière bat son plein. Aucun enseignement n’a été tiré. Il est facile de comprendre pourquoi, ce sont les classes moyennes et les pauvres qui ont payé la crise, pas les riches qui ont gagné beaucoup d’argent avec elle.
Christiane GRAVE Porte-parole de l’apeis


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