Assez de mépris
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APEIS
Loin, bien trop loin du compte et des besoins.
décembre 2001

Quelques dizaines de francs en plus pour les plus pauvres, c’est quelques malheureux euros qui ne changent rien aux difficultés, aux urgences et à l’angoisse.

L’impression générale c’est que les chômeurs, les précaires et les pauvres sont quantité négligeable, le gouvernement donne une prime qui ne correspond en rien à la bonne santé économique de ces dernières années, à la croissance et à la baisse du chômage dont on nous à rebattu les oreilles (et qui malheureusement remonte en flèche depuis maintenant 5 mois).

Pour compenser ce qui n’est pas fait pour payer de retour celles et ceux qui ont payé très cher le fait de se retrouver au chômage, en étant pas ou mal indemnisés on augmente généreusement les minima sociaux de 2 %, ce qui l’un dans l’autre donne une augmentation de revenu de 50 F, pas de quoi voir l’avenir en mieux.

Quand ça va mieux, on baisse les impôts (surtout pour les revenus les plus élevés), on supprime la vignette automobile, mais pour les pauvres, rien !
Comme s’ils n’étaient pas égaux, pas citoyens au même titre que les autres, comme si la situation terrible qu’ils vivent était de leur responsabilité.
Les gendarmes ont eu satisfaction, les cliniques privées également mais les chômeurs et les pauvres n’ont droit qu’à quelques indécentes poignées d’euros.Il est vrai que les chômeurs n’ont pas les moyens de bloquer production et services

Nous l’avions dit faire baisser le chômage n’est pas le plus important si cela fabrique de la précarité et ne fait pas reculer la pauvreté.
Plutôt que de baisser les cotisations notamment patronales, alors que les profits et les bénéfices explosent, il aurait fallu s’orienter vers un début de partage des richesses assurant à toutes et tous des moyens convenables d’existence.

On en est presque à se demander si tout cela n’est pas voulu, organisé, si notre démocratie dans sa forme délégataire ne se satisfait pas d’une représentation à minima mais attention c’est jouer avec le feu, le feu du désespoir qui couve, qui gronde et qui saura le moment venu se rappeler à la mémoire de nos dirigeants qui ne sont pas assez tendus sur les questions de l’ensemble des citoyens mais seulement sur les couches moyennes, qui consomment, qui votent et donc qui comptent.

Voter est un droit, à ce titre il doit être utilisé, mais pour ce faire chaque individu doit être considéré comme un citoyen à part entière et donc ne pas être nié dans son rôle, sa place, son utilité.

En attendant une prime de 1000 F pour environ un tiers des chômeurs et 2 % d’augmentation des minima sociaux de misère c’est loin, trop loin de faire le compte, pour notre part nous continuons de réclamer la mise en place immédiate d’un fond d’urgence sociale sollicitable tout au long de l’année pouvant répondre aux multiples urgences.

Vitry sur Seine le 27 décembre 2001.
Philippe Villechalane
Président de l’APEIS.


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