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Les raisons de la colère

Pendant qu’on nous annonce avec satisfaction la baisse du chômage, ou qu’on nous annonce avec un sanglot dans la voix son augmentation, les radiations de chômeurs se multiplient, l’intérim explose, le temps partiel n’a jamais été si important, les petits boulots se développent, les emplois type CES, CEC, CIE ne se comptent plus, les CDD sont partout.
Cela fait plus de 20 ans que le chômage est structurel, massif et de misère (seuls 4 chômeurs sur 10 sont indemnisés par les Assedic à, en moyenne, moins de 600 euros par mois). Dans le même temps, les conditions de travail se sont dégradées et le coût du travail a baissé au point que 3,4 millions de salariés touchent moins que le Smic et que, selon l’Insee, 3 personnes sans domicile fixe sur 10 travaillent.
La précarité est ainsi devenue la norme pour des millions de femmes, d’hommes, de familles.
Ainsi, il faut ajouter aux chiffres du chômage officiels, les personnes en temps partiels, les chômeurs en formation, les chômeurs d’Outre-mer, les CES, c’est à dire près de 5 millions de personnes en situation de précarité avec les incidences et les répercussions sur l’ensemble des membres de leurs familles.
Il y a aussi l’augmentation sans précédent du nombre de bénéficiaires de l’AAH. En clair, moins de chômeurs mais plus d’handicapés sociaux. On ne compte plus les radiations de l’ANPE pour d’autres raisons que le retour à l’emploi (hausse de 34% en 2001 soit 200 000 personnes exclues des statistiques).
"Vivre" avec les minimas sociaux, c’est un boulot à plein temps.

Il faut se lever tôt le matin pour faire les marchés qui sont les plus éloignés de chez soi mais qui sont les moins chers. Il faut aller aux Restos du coeur quand c’est ouvert, aller au Secours populaire chercher des fringues, au Secours catholique chercher un bon de 10 euros, à la circonscription d’action sociale pour demander une aide pour payer le téléphone, ne pas se faire couper l’électricité. On n’arrête pas du matin au soir, et quand on est chômeur, on ne peut pas faire garder ses mômes.

De plus, les bas salaires et les petits boulots ne sont pas incitateurs à la reprise d’un emploi, alors tout est fait pour rendre obligatoire ce retour à l’emploi : contrôle, flicage, radiations, PARE, campagne sur les chômeurs "fainéants" ou tout du moins "qui ne feraient pas tout pour s’en sortir".

Dans tous les cas ce n’est pas en généralisant la précarité, les bas salaires, la pauvreté, les difficultés et l’angoisse que nous prendrons le chemin d’une société de solidarité, de respect où chacune et chacun aura un rôle et une place, une utilité sociale au travers d’un emploi, un travail, une activité.


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