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Les chômeurs, une fois de plus sacrifiés sur l’autel du principe de réalisme.
décembre 2002

Une fois encore la CFDT signe avec le patronat.


Partout les titres et les éditos annoncent : « Assurance chômage : tout le monde va payer », ceux qui encore et toujours vont payer la note la plus salée sont les chômeurs.

L’allongement de la durée de cotisation est une mesure lourde de conséquence pour tous les chômeurs quand la précarité devient la norme en matière d’emploi en favorisant les CDD, les missions d’intérim, les temps partiels.

Les conditions donnant droit à indemnisation sont donc durcies et la durée d’indemnisation abaissée pour l’ensemble des chômeurs quelle que soit leur catégorie d’inscription dorénavant nommée filière.

Les chômeurs âgés sont les grands perdants de cette négociation expresse signée par la CFDT et la CGC qui continuent avec le patronat de casser les protections et les acquis sociaux et qui oeuvrent de fait aux côtés du patronat à la baisse du coût du travail.

On augmente d’autre part les cotisations de 0, 3 %, si c’est normal pour les patrons qui continuent à faire pour la plupart profits et bénéfices ça ne l’est pas pour les salariés dont les salaires et surtout les restes à vivre sont de moins en moins important.

Les économies ne sont pas à faire sur les salariés et les chômeurs mais bel et bien sur ceux qui profitent de la logique d’un système taillé sur mesure, ainsi quand Moulinex touche 50 millions d’euros de subventions publiques le résultat c’est plus de 3000 licenciements, quand Philips touche plus de 13 millions d’euros le résultat c’est plus de 1000 licenciements.

C’est là qu’il faut prendre l’argent, c’est aussi sur les salaires des 39 Présidents des plus grandes entreprises qui se sont partagés en 2001 ; 7, 5 millions d’euros soit l’équivalent de 554 années de SMIC.

Il faut enfin que les associations que se sont données les chômeurs soient consultés sur les questions qui les concernent, qui décident de leurs vies et de leurs avenirs afin de créer un rapport des forces face au patronat et aux syndicats qui les accompagnent.
La CGT est trop souvent isolé dans la défense des intérêts des chômeurs et des salariés, nous joignons notre voix à celles qui réclament d’urgence un grenelle de l’assurance chômage.

Le chômage qui ne cesse d’augmenter malgré les mesures coercitives et l’explosion des radiations, des durées d’indemnisation réduites, des conditions d’accès plus difficiles, des montants d’allocations maintenues en moyenne au niveau du seuil de pauvreté vont contribuer à la baisse des salaires et des diverses protections sociales pour fournir de la main d’œuvre bon marché et corvéable au patronat.

Nous continuons d’exiger : L’indemnisation décentes de toutes les formes de chômage, avec comme référence le SMIC, d’abord parce qu’il autrement impossible de vivre dignement, que le maintien d’un revenu réel est la garantie d’un possible retour à l’emploi et qu’enfin c’est le meilleur moyen de résister à la précarisation généralisée de l’ensemble de la société.

20 décembre 2002

Philippe Villechalane,
Porte parole de l’APEIS.


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