Les suites de notre occupation pacifique du Fouquet’s du 7 mars dernier se déroulent ce matin, lundi 16 avril au tribunal de Paris, Abdel militant de l’Apeis est accusé de violences légères sans ITT et de vol en réunion. Une ou des petites cuillères auraient disparues, le problème c’est que Abdel, fouillé ne las avait pas, pas plus que les 70 militants embarqués et parqués sous la pluie ce jour là dans un commissariat du 18e. Et les violences, il faut plutôt les chercher du côté des membres du service d’ordre musclé du Fouquet’s qui étaient très agressifs, insultants, violents. « Quand on veut tuer son chien, on dit qu’il a la rage », donc de leur point de vue, tout est bon, même le pire, surtout le pire, le message que les gueux doivent entendre, c’est : « Ne venez pas déranger le monde merveilleux des affaires et des nantis ». Surtout à l’heure du déjeuner. Quand on n’est pas en capacité parce que pas en volonté de régler la question du chômage et encore moins des chômeurs, on criminalise celles et ceux qui osent protester, qui refusent de se laisser sacrifier.
Mais la fumée ne peut durablement cacher le feu. Justice de classe qui condamne celles et ceux qui osent relever la tête, mais qui trouvent les moyens de faire, en général, passer à travers ceux qui sont responsables des innombrables accidents du travail, ceux qui nous empoisonnent avec leurs médicaments, ceux qui spéculent sur les logements, ceux qui sont pris la main dans le pot de confiture des financements « occultes » des délits d’initiés, des « affaires » et des pots de vin, etc. Abdel sort avec un rappel à la loi, qui ne vaut évidemment pas condamnation, tant il n’y a rien dans le dossier, mais nous ne pouvons accepter, les associations de chômeurs et Abdel vont donc porter plainte pour dénonciation calomnieuse. Accusation que nous mènerons jusqu’au bout tant l’injustice est criante, nous ne lâcherons pas l’affaire. Pas de justice, pas de paix ! Philippe Villechalane Porte-parole de l’APEIS
Le lundi 16 mars 2012


