Assez de mépris
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Le chômage et la précarité sont des armes de destruction sociale !

On sait que le poids considérable du chômage, sa massification et l’appauvrissement des chômeurs contribuent à opérer un véritable retour en arrière sur toutes les protections et les garanties obtenues par les salariés. Ainsi, ceux-ci deviennent des "privilégiés", tandis que les chômeurs sont le "surplus de la société".


Le passage de la société du plein emploi (fin des années 70) à la société du chômage massif s’est accompagné d’un affaiblissement considérable des capacités de résistance du monde du travail. Ces années de glace ont été marquées par un repli syndical, un recul des solidarités en même temps que la promotion du chacun pour soi.
La menace du chômage a été utilisée comme un chantage contre les droits des salariés, qui ont vu fondre leurs moyens de défense. La souffrance au travail a progressé avec l’insécurité de l’emploi et sa précarisation.
Alors que nous avons su nous organiser pour lutter contre l’exploitation au travail, l’exclusion vécue individuellement n’a donné lieu à des actions collectives qu’au cours des quinze dernières années.
Ce retard à résister, a de lourdes conséquences : une sous-estimation de l’ampleur du chômage, de la précarité, du vécu quotidien des chômeurs. Il a favorisé la peur, le repli sur soi et la montée du fascisme. Il témoigne d’une prise de distance des partis et des organisations du changement social avec le réel ce qui nourrit une dangereuse crise de la démocratie.

Nous savons dans notre chair, dans nos parcours du combattant quotidien ce qu’est le chômage, mais nous savons également le rôle du chômage comme moyen de régulation et de pression sur les salaires et les conditions de travail.
Nous avons toutes et tous les mêmes intérêts parce que la logique de rouleau compresseur du capitalisme est cohérente.
Nous devons tout faire pour éviter la catégorisation dont ils profitent pour émietter le monde du travail, pour parfois nous opposer, pour nous diviser en s’appuyant sur la souffrance que nous soyons avec ou sans emploi, pour nous rendre faible et sur la défensive.

Les laisser faire sur le chômage, c’est permettre toutes les attaques contre les retraites, la sécurité sociale, les salaires, les conditions de travail et pourquoi pas demain sur le retour du travail des enfants sous nos latitudes.
Les laisser faire c’est se condamner soi même, personne, plus personne n’est durablement protégé et à l’abri sauf ceux qui profitent scandaleusement de cette politique de casse et de profits.

On ne peut demander à ceux qui sont privés de tout, y compris de l’essentiel, d’accepter leur situation de sacrifiés de la société. Cette exclusion massive doit rebondir sur une autre organisation de la société. Ces questions ne concernent pas seulement les chômeurs ou les précaires, mais bel et bien l’ensemble de la population. Il convient donc de créer des passerelles permanentes entre les uns et les autres ; il doit y avoir de la solidarité active qui permette à une association comme la nôtre d’exister, même si elle dérange, surtout si elle dérange.
Toutes et tous, chômeurs, précaires, intérimaires, temps partiel contraint, intermittents, salariés, étudiants, citoyens ont intérêt à se battre ensemble afin de ne pas laisser les chômeurs être désignés coupables de leur situation.


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