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APEIS
La guerre aux pauvres s’intensifie !!!
novembre 2003

Jamais les attaques et les remises en cause sociales n’ont été aussi importantes, aussi violentes, aussi sauvages, destructrices, barbares, inhumaines, contre des hommes, des femmes, des enfants, des familles, dont le seul tort finalement est d’être chômeurs, précaires, fragiles, pauvres.

Les vagues de licenciements, idéologiquement renommés plans sociaux, se succèdent mais il est déraisonné de parler d’interdiction des licenciements quand les entreprises font des profits…

856.700 chômeurs sont éjectés du système d’indemnisation sur décision du MEDEF, alors même que seulement 42 % des chômeurs sont encore indemnisés par les Assedic, mais il est impudique de parler de protection sociale.

150.000 chômeurs en ASS viré vers le RMI sur décision de gouvernement Raffarin, mais il est déplacé de parler de mise à mort sociale.

Le RMA, forme libérale du travail obligatoire, est voté par l’assemblée nationale mais il n’est pas convenable de parler de subventions au patronat.

Le chèque emploi service permet aux patrons d’avoir des salariés pour à peu près l’équivalent de quelques queues de cerises, mais il est déraisonnable de dire que la seule et unique volonté est de faire baisser le coût du travail.

Des centaines de milliers d’expulsions locatives, dont des dizaines de milliers avec le recours de la force publique, mais il paraît presque scandaleux de revendiquer qu’il n’y ait plus d’expulsions sans relogements.

500.000 personnes sans domicile fixe, dont 80.000 enfants, plus de deux millions de mal logés, mais il parait quasi utopique d’exiger des mesures d’urgence.

3, 4 millions de salariés qui, à force de CDD, de temps partiel contraint, d’intérim, de CES, de CEC, de CIE… touchent moins que le SMIC, mais il semble risible de demander que l’on puisse vivre décemment des fruits de son travail.

3 personnes sans domicile fixe sur 10 travaillent, en moyenne 32 H par semaine, mais il faut taire le fait qu’ils dorment dans des voitures et dans des caves, quand ceux qui les ont mis au chômage entretiennent leur teint sur des plages des caraïbes.

L’ANPE dépense 2, 5 milliards d’euros, l’équivalent de un an d’allocations chômage pour 10.000 chômeurs, pour refaire son logo et sa communication, mais il ne faut pas mélanger les torchons et les serviettes.

Ils veulent, patrons, actionnaires et gouvernement, nous renvoyer a notre sphère privée comme une soi disant liberté, ils pensent que tout est possible, alors ils agissent comme dans le même temps comme si tout était permis, ils cassent le collectif, les acquis sociaux et font ou feront de nous tous des pauvres, des précaires, des intermittents du travail, mais aussi des intermittents de la vie.
Ils s’attaquent aux plus faibles parce que c’est plus facile, mais cela concerne tout le monde, car ces mesures structurent durablement le marché de l’emploi, le niveau des salaires et les conditions de travail dégradées.

Nous ne nous laisserons pas condamner à la mort sociale, nous appelons tous les chômeurs, les précaires, les salariés, les étudiants, l’ensemble des citoyens, parce que tous et toutes sont concernés, à manifester contre le chômage et la précarité, contre les licenciements, pour la justice sociale, le samedi 6 décembre 2003 a 14 H, place Denfert Rochereau.

Vitry sur Seine, le 27 novembre 2003.

Philippe Villechalane,
Porte parole de l’APEIS.


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