Assez de mépris
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APEIS
L’urgence c’est tout de suite !
1er décembre 2002

Ca ne traîne pas avec Raffarin et Sarkozy, les inspecteurs qui font passer les permis de conduire sont en grève et revendiquent, les gendarmes arrivent et remplissent leurs fonctions, les routiers n’en peuvent plus d’être des esclaves du volant et font barrage, on se prépare à leur retirer leurs permis et les priver ainsi du moyen d’exercer leur métier.

Pour les chômeurs qui se mobilisent pour une allocation exceptionnelle d’urgence dite prime parce qu’ils n’en peuvent plus de survivre, de galérer, d’être en permanence dans les multiples urgences du quotidien, ils ne peuvent pas nous supprimer notre travail cela fait longtemps que nous en sommes privés, alors quels moyens de pression et de répression ?

Et bien les allocations ! Cela fait maintenant des années que les contrôles et les radiations agissent comme des sanctions pour des centaines de milliers d’entre nous, au moment de la renégociation de l’assurance chômage, ce à quoi nous devons nous attendre, c’est un allongement du délai de carence et une diminution de l’allocation.

Pour ce qui est de la réactivation de la dégressivité, véritable compte à rebours vers la misère, il faudra certainement attendre juillet 2003, mais nous sommes sans illusions, si il n’y à pas une forte mobilisation et par conséquent un rapport des forces qui penche en notre faveur, cette dégressivité sera à nouveau là dans six mois.

Victimes et coupables, voilà ce qu’ils veulent faire de nous, nous sommes dans la nécessité de nous battre, personne ne le fera à notre place, personne ne portera les questions qui nous concernent, si nous sommes victimes des choix patronaux de licenciements, de restructuration, de délocalisation, nous ne sommes certainement pas coupables de nous retrouver avec des revenus ridicules, sans rôle ni place, sans avenir ni perspectives !

!!

Quand Fillon cherche des arguments à deux balles sur le financement de la prime 2002, soi disant non inscrite au collectif budgétaire il dit clairement son mépris pour nos urgences et nos droits, il avoue sans dire que les chômeurs et les pauvres doivent encore et toujours se serrer la ceinture.

Il pense sûrement que nos enfants ne valent pas les siens et qu’ils n’ont de fait pas le droit d’avoir les yeux qui brillent devant une surprise, des choses à raconter à égalité à la prochaine rentrée scolaire.

Les moyens existent, il suffit de décider de faire payer les coupables plutôt que les victimes, il faut faire payer les licencieurs, les profiteurs, les magouilleurs et les spéculateurs !
Pas facile de donner quelques jours de répit à ceux qui n’en peuvent plus, de permettre quelques plaisirs à des enfants, quand la priorité est l’augmentation de 70 % des salaires des ministres et les cadeaux aux grands patrons.

Une prime de 500 euros, voilà le minimum que doit faire ce gouvernement, le seul moyen de l’obtenir est de nous mobiliser et de manifester notre détermination à l’exiger, l’APEIS lance une pétition que toutes et tous doivent signer, car c’est l’affaire de tout le monde et pas des seuls chômeurs.


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