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L’Humanité (l’invité de la semaine) - Encore têtus !

La différence fondamentale entre ceux qui ne veulent que parler d’emploi et ceux qui parlent chômage, ce sont les chômeurs. D’un côté ils ne restent que des statistiques, des courbes, des pourcentages, des stocks, de l’autre ce sont des femmes et des hommes, broyés, infantilisés, niés dans leurs capacités et donc presque dans leur identité, confrontés à des parcours du combattant permanent.

Alors d’accord, la solution c’est bien évidemment que chacun ait un emploi stable, correctement rémunéré, que le chômage n’existe plus et que les périodes non travaillées permettent de vraies formations qualifiantes, et pas seulement en fonction des besoins du marché du travail mais bel et bien en fonction des désirs des salariés. Mais en attendant ?

À force de ne revendiquer que l’emploi comme une litanie, la précarité est devenue la règle en matière d’emploi : il y a 7 millions de travailleurs pauvres, plus de trois femmes et hommes sans domicile fixe sur dix qui travaillent.

La première de nos revendications est l’indemnisation décente de toutes les formes de chômage et cela pour deux raisons : la première et la plus importante, c’est qu’il est inacceptable et dégueulasse que des millions de femmes et d’hommes se retrouvent en état de survie avec quelques petites centaines d’euros par mois et même rien pour certains autres, notamment les jeunes de moins de vingt-six ans.

La seconde raison, c’est que c’est le meilleur moyen de lutter efficacement contre la précarisation généralisée parce que si les chômeurs étaient correctement indemnisés les patrons ne pourraient les forcer à accepter des salaires de misère.

Dans le système capitaliste d’hier il était juste de penser que si tout le monde travaillait cela permettait de remplir les caisses avec les cotisations sociales et donc de permettre la solidarité. C’est vrai, mais nous sommes aujourd’hui : le capitalisme est devenu mobile au gré des résistances et surtout du prix du travail, les cotisations sociales ne permettent plus de faire face, il convient donc de changer l’assiette de cotisation.

Et puis nous sommes en 2006, la société a beaucoup bougé, les aspirations se sont modifiées, les perspectives sont loin d’être identiques : hier on travaillait dur mais on avait l’espoir que grâce à notre sueur nous vivrions mieux et surtout que nos enfants vivraient mieux que nous, ce n’est plus vrai si nous ne sommes pas en capacité d’inverser la tendance radicalement.

Afin d’aborder la question centrale des causes et des effets, il faut acheter l’Huma de demain, je vais faire exploser les ventes moi avec mon feuilleton à l’Eugène Sue, allez bonne journée.

www.apeis.org


Le Web de l’Humanité : Philippe Villechalanne - Article paru le 5 décembre 2006

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