Quel avenir ?
Recherche
Accueil > APEIS > L’APEIS dans les médias. > L’Humanité - « Pour satisfaire
APEIS
L’Humanité - « Pour satisfaire le MEDEF »

Philippe Villechalane est porte-parole de l’APEIS, l’association pour l’emploi, l’information et la solidarité des chômeurs et travailleurs précaires.


Comment réagissez-vous à l’obligation faite à 250 000 foyers de rembourser la prime pour l’emploi perçue mensuellement ?

Philippe Villechalane. C’est se moquer du monde ! Ce que le gouvernement semble donner d’une main, il le reprend de l’autre. Ce sont toujours les mêmes qui trinquent. Même si elle n’était déjà pas très élevée, la prime pour l’emploi permettait à certains de passer un cap, de surmonter passagèrement quelques difficultés. Là, dès que tu peux un peu sortir la tête de l’eau en trouvant un boulot, même précaire, même pas très bien payé, on va encore grever ton budget ! Et ce, alors que, dans le même temps, les entreprises doivent des milliards d’euros à l’État avec les exonérations de cotisations patronales, notamment...

Quelle explication trouvez-vous à l’attitude du gouvernement, qui prétend faire de la lutte contre le chômage sa priorité ?

Philippe Villechalane. Il a décidé de satisfaire le MEDEF. La campagne électorale commence à battre son plein. Laurence Parisot (présidente du MEDEF - NDLR) a rencontré Nicolas Sarkozy. Elle le soutient, mais elle demande des gestes en échange. Le MEDEF n’avait pas apprécié ldécidée par le gouvernement de la prime pour l’emploi.

Il voudrait que toutes les mesures d’accompagnement de l’emploi soient dirigées vers les entreprises.

Demandez-vous comme Agir contre le chômage ou la CGTchômeurs l’annulation des demandes de remboursement ?

Philippe Villechalane. Bien sûr ! Il faut très vite annuler cette décision. Et si l’État a des besoins de financement, qu’il tape dans les caisses des grands patrons et des actionnaires.

Même si vous avez toujours dénoncé le principe de la prime pour l’emploi...

Philippe Villechalane. C’est comme les minima sociaux, on les accepte, évidemment, mais comme un pis-aller. La prime pour l’emploi est loin d’être la panacée. Nous, on veut avant tout un boulot, ou à défaut de l’avoir, une indemnisation décente du chômage en faisant payer les responsables, c’est-à-dire les entreprises. Aujourd’hui, on culpabilise les victimes et on dédouane les responsables. La prime pour l’emploi n’allait certes pas dans le bon sens, puisqu’il s’agit d’une baisse d’impôt, mais il faut annuler le remboursement pour ne pas enfoncer encore un peu plus ceux qui ont le plus de difficultés.

Entretien réalisé par L. B.


Le Web de l’Humanité : « Pour satisfaire le MEDEF » - Article paru le 6 septembre 2006

Vers le haut de la page

APEIS
8 rue de Verdun
94800 Villejuif
tel : 01 46 82 52 25
Portable : 07 81 19 31 94
E.mail : apeis live.fr

 

Plan du site |  Espace privé |  Nous écrire | Soutenir l’APEIS | 

APEIS
8 rue de Verdun
94800 Villejuif
tel : 01 46 82 52 25
Portable : 07 81 19 31 94
E.mail : apeis live.fr