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Joyeuses fêtes, meilleurs vœux et bonne année 2012 !
27 décembre 2011

On a beau être sincère au moment d’échanger nos traditionnels vœux, nos souhaits risquent d’être plutôt duraille à mettre en pratique tant le bateau prend l’eau de toutes parts et tant les attaques contre nos droits acquis n’ont jamais été d’une telle force et empreints d’une telle hargne.
Et comme le dit à chaque fois, très justement, une amie « surtout la santé », tant il est vrai qu’amour, pognon, boulot, ne servent à rien du tout si la santé bat de l’aile, bon ça faut y être passé pour le savoir vraiment.
Sauf que, dorénavant la santé ne sera même plus combattue quand un pépin te tombe sur le coin du nez, à moins d’en avoir les moyens, déjà en 2011, près d’un tiers des français ont renoncé à des soins et je ne vous parle pas des soins dentaires ou des besoins d’optique, alors la santé cela sera de plus en plus la roue de la fortune.
Nos adversaires naturels, grands patrons, actionnaires, financiers de toutes écailles sont déjà à pied d’œuvre pour nous concocter une année bien dure à digérer, pleine de reculs sociaux, de casse, de chômage, d’instabilité, de précarité, de misère, de sang et de larmes et de fort juteux profits pour eux et les leurs, pour leur caste.
Ils nous font un beau cadeau de fin d’année, puisque le chômage augmente encore, et pas qu’un peu, puisque des dizaines de milliers de femmes et d’hommes sont touchés, toutes les catégories y passent, les jeunes, les vieux, les femmes, les à temps partiel, les de longue durée.
Seul coin de ciel bleu ; Xavier Bertrand qui prend acte du fait que le chômage n’a pas été si haut depuis plus de 12 ans organisera le 18 janvier un sommet pour l’emploi, qui nous pouvons vous le dire ne servira à rien.
Ils veulent faciliter l’accès à l’emploi à temps partiel, les petits contrats, les petites missions, les petits boulots, cassant encore un peu plus le code du travail, ce qui dans les faits renforcera surtout le chômage à temps partiel, développera encore la précarité, plongeant encore plus de femmes, d’hommes, de familles dans la survie et le désespoir.
Moi je croyais, un peu naïvement, c’est vrai, que plus on avance dans le temps, avec le progrès des sciences et des techniques, de façon quasi naturelle les atrocités et les difficultés reculeraient, et ben que dalle, c’est le contraire, plus ça va et moins ça va, en tous les cas pour le plus grand nombre, le capitalisme et le profit n’ont ni éthique ni morale.
Ce que l’histoire nous enseigne, c’est que finalement, les possédants ne lâchent jamais rien d’eux même si cela ne sert pas à court ou moyen terme leurs intérêts, c’est toujours la lutte qui a arraché au capital des améliorations concernant les conditions de travail, les libertés et les protections sociales.
Crise (s), récession, plan de rigueur, austérité, ils sont copains comme cochons ces coquins, agences de notation, gouvernements, ils se disent obligés de ceci, tenus à cela, forcés, désolés, mais il ne s’agit que de manières d’aigrefins pour reprendre ce qu’ils ont été contraints de lâcher ces dernières décennies.


En 2012, il y aura un siècle que le Titanic coulait faisant 1513 morts, majoritairement des passagers de 3eme classe, comme de bien entendu, et cela ne doit rien à la fatalité. Un siècle plus tard les avaries et les voies d’eau sur le navire terre, dues à l’iceberg du capitalisme ne se comptent plus, faisant beaucoup plus de morts, mais on en parle moins.
En 2012, il y aura 110 que Lénine écrivait un texte majeur ; Que faire ? Qui en substance disait qu’il fallait favoriser l’organisation et ne surtout pas céder aux principes « économistes » d’où qu’ils émanent. Un siècle et 10 ans plus tard il serait plus que temps, urgent que l’on se pose sérieusement la question de Que faire ?
Nous pensons qu’au-delà des appels, des manifestes, des proclamations, des textes se voulant de références, des programmes, qui ne cessent de se succéder, comme dans un aveu d’impuissance, il conviendrait de partir du réel, du vécu, de ce qui rythme le quotidien de milliards de femmes, d’hommes et d’enfants sur la planète.
Il y a des malchances que cela soit dur et même terrible pour certains, mais selon nous une bonne année 2012 serait une année où les luttes se multiplient à l’infini, où on ne lâche rien, où on ne fait pas semblant de ne pas savoir ou de ne pas voir parce qu’on crève de trouille, où la radicalité l’emporte sur la pseudo raison développée par les possédants, leurs agences et officines.
Pas une radicalité décrétée mais une radicalité convoquée par la mal vie, la survie, la pauvreté, la misère, c’est encore et toujours le grand débat entre la forme et le fond, les causes et les effets, oui il faut agir sur les causes, profondément, durablement, mais si cela ne s’appuie pas sur les effets, le concret, le vécu, il s’agit une fois de plus d’un leurre.
Qui renforcera encore le sentiment d’impuissance, de fatalité, qui forcera à la résignation, au repli individuel, et si nous vivons dans une démocratie, au moins parlementaire, ne nous trompons pas, ce n’est pas inscrit dans le marbre.
Ne nous laissons pas berner, la première des sécurités, qui l’emporte de loin sur la sécurité sécuritaire dont ils nous gavent comme des oies en période de fêtes, c’est la sécurité sociale, qui doit être étendue et renforcée.
2012 peut être une bonne année si nous décidons de ne pas faire l’impasse sur la lutte des classes, qui existe que nous le voulions ou pas, si nous faisons valoir notre droit à l’indignation, si nous faisons vivre la solidarité plutôt que la charité, dont beaucoup on besoin mais dont personne ne veut.
Bonne année !
Villejuif le 27 décembre 2011
Philippe Villechalane
Porte parole de l’Apeis


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