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Edito : FAITES-VOUS ENTENDRE

Des droits et des moyens d’existence : 27 mai prochain, grande manifestation nationale

Les trois associations de chômeurs et de précaires (Apeis - AC ! - MNCP) lancent une grande consultation nationale pour exiger au moment où le Medef remet en cause le fonctionnement et la gestion du paritarisme, une indemnisation décente de toutes les formes de chômage ainsi que la participation des chômeurs aux décisions qui les concernent.
C’est dingue, tout de même, de nier à ce point les victimes des choix du libéralisme et de la satisfaction des actionnaires, comme si c’était une maladie honteuse que le chômage, comme si on y était tout de même pour quelque chose, comme si on ne faisait pas « vraiment » tout pour s’en sortir, comme si..., comme si… en tout cas, si pas coupable, pas vraiment innocent.
Les soldats ont des représentants, les étudiants, les lycéens, les collégiens, les salariés, les malades, les assurés, les retraités, les consommateurs, les locataires, les ceci et les cela aussi, et c’est tant mieux, c’est de la citoyenneté, de la démocratie, de la richesse, mais pas les chômeurs, allez savoir pourquoi ?
À moins que cela n’ait à voir avec cette pseudo responsabilité ?
Bien sûr, il y a les syndicats, ils sont naturellement les représentants des salariés, ils défendent leurs intérêts du mieux possible. On peut considérer qu’ils pourraient représenter également les chômeurs ; mais voilà, les chômeurs se sont donnés des associations ; c’est une réalité qu’il convient de ne pas passer sous la table ou alors la démocratie serait à géométrie variable, dépendrait de…
Ces associations décident de ne pas laisser ces questions centrales pour l’ensemble de la société être débattues sans que les citoyens soient informés, sans que le débat public vienne enrichir les réflexions sur le possible, sur le meilleur système pour tous. Dans la cohésion d’une réelle protection pour chacune et pour chacun.

Deux revendications sont proposées dans cette consultation :
1/ L’indemnisation décente de toutes les formes de chômage, pour que les chômeurs et leurs familles vivent mieux tout de suite, mais aussi pour empêcher le patronat d’avoir de la main d’œuvre à des salaires de misère et de précariser l’ensemble de la société.
2/ Que les chômeurs, qui sont des citoyens à part entière, pas respon-sables de leur situation, soient, avec leurs organisations, associés aux décisions qui les concernent.
Nous allons rencontrer des milliers de chômeurs, de précaires et aussi de salariés afin qu’ils s’expriment et ne laissent pas se mettre en place un système tout aussi opaque que celui en vigueur actuellement.
Au moment où il est possible, enfin, de faire des propositions, de réfléchir collectivement, nous revendiquons une autre protection sociale, une autre indemnisation du chômage, décente et tenant compte de la situation actuelle du marché de l’emploi, en permettant une indemnisation à partir du contrat de travail moyen.
À bien y réfléchir, les mots n’étant pas anodins, nous souhaitons qu’indemnisation remplace assu- rance, car il s’agit tout de même du dédommagement d’une situation non choisie.
Rendez-vous le 27 mai prochain pour une manifestation nationale où, pour nous faire entendre, nous devrons être le plus nombreux possible à affirmer notre détermination.

Philippe Villechalane

Sommaire

Edito : FAITES-VOUS ENTENDRE
Des droits et des moyens d’existence : 27 mai prochain, grande manifestation nationale.

Page 2 :
Les misérables ! Pour la première fois, une femme a été condamnée à un mois de prison ferme pour « défaut d’éducation ».
Super carotte. Alors comme ça, le gouvernement, mine de rien, avait un peu de tunes à gauche, une méga-cagnotte.

Page 3 :
PAROLES DE CHOMEURS. Hors-la-loi, sans papiers. Médiateur dans les quartiers nord de Marseille, Ahmed le comorien est toujours sans papiers. Sehabi Elias, étudiant algérien est sans carte de séjour. Ils ont bien voulu répondre à quelques-unes de nos questions…

Page 4 et 5 :
Journal à lire et à coller
La règle sociale. J’ai entendu un jour quelqu’un affirmer que les adolescents devenaient des petits délinquants multirécidivistes parce que leurs parents ne leur avaient pas inculqué la règle sociale, et qu’il fallait d’abord, pour cette négligence, punir ces parents là.

Page 6 :
Capital. Logique du patronat et salariés.
Point de vue sur les chômeurs en Europe.

Page 7 :
Page image.

Page 8 :
Tribune libre : CDSL. Sans abri, mal logés.
la vie des comités locaux.


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