Quel avenir ?
Recherche
Accueil > Existence ! > Existence ! 30
- Existence !
- Existence ! 30

Pour 100 jours t’as plus rien !

M’sieur De Villepin avait promis, M’sieur De Villepin avait promis, de faire baisser l’chômage aussi...

Mais nous ne voyons rien venir, bien au contraire, les seules choses qui baissent ce sont les droits des chômeurs et ce qui augmente conséquemment ce sont les contrôles, les sanctions et les radiations.

Quand en juillet le gouvernement plastronne sur le recul du nombre de chômeurs, moins 35 200 pour le mois de juin, les De Villepin et Borloo oublient bien facilement que dans le même temps les chômeurs radiés ont été 43209 soit un bond de 20 % en un mois

En réalité ce n’est pas le chômage qui baisse mais le nombre de chômeurs inscrits, à force de contrôle des recherches d’emplois, toujours très subjectifs, de convocations inutiles qui nourrissent le désespoir, de suspicions et bien évidemment de culpabilisation.
Ainsi dans le bulletin mensuel publié par l’ANPE, nous pouvons vérifier que les sorties des statistiques pour retour à l’emploi, seules raisons qui devraient être sérieusement prises en compte, ont diminuées de 5, 8 %.
Car, se disent-ils, il faut bien donner le change à celles et ceux qui travaillent dans des conditions de plus en plus difficiles pour des salaires peaux de chagrin qui permettent à peine de survivre.
Ils laissent faire les licenciements, ils appuient les restructurations, les plans dits sociaux, ils ne luttent pas contre les délocalisations, ils favorisent l’explosion des profits des grandes entreprises et de leurs dirigeants, alors ils désignent les chômeurs comme boucs émissaires de leur politique dégueulasse.

Ils n’interviennent pas quand le directeur de Carrefour est licencié en touchant 30 millions d’euros, soit l’équivalent de plus de 2500 années de SMIC ou de prés de 6000 années de RMI, pas mal comme cohésion sociale non ?

Il y a pourtant des solutions, leurs choix ne sont pas une fatalité, ils servent simplement et préservent naturellement leurs amis du Medef.
Au moment où va être renégociée le système Unedic, il convient de peser pour que la priorité soit l’indemnisation décente de toutes les formes de chômage, ce qui revalorisera automatiquement les salaires et contribuera à améliorer les conditions de travail.
Afin d’y parvenir, il convient de ne pas baser les cotisations sur le seule masse salariale car en 25 ans les richesses ont augmenté de 70 % avec une masse salariale qui a baissé de 10 %.
Les cotisations doivent également prendre en compte les bénéfices et profits des entreprises et il doit être instauré un système évolutif pour favoriser les entreprises qui créent ou maintiennent des emplois stables et pénaliser celles qui précarisent, licencient et délocalisent pour accroître leurs marges.
Il faut mettre en place une véritable sécurité sociale de l’emploi qui fasse payer ceux qui se servent des licenciements et de la précarité comme variable d’ajustement de leurs profits.
Et comme ils ne s’attaqueront pas au grand capital dans 1000 et même 10 000 jours, ce sera pire si nous ne sommes pas toutes et tous, chômeurs et salariés, tendus sur ces questions, vitales pour chacun(e).

Philippe Villechalane


Vers le haut de la page

APEIS
8 rue de Verdun
94800 Villejuif
tel : 01 46 82 52 25
Portable : 07 81 19 31 94
E.mail : apeis live.fr

 

Plan du site |  Espace privé |  Nous écrire | Soutenir l’APEIS | 

APEIS
8 rue de Verdun
94800 Villejuif
tel : 01 46 82 52 25
Portable : 07 81 19 31 94
E.mail : apeis live.fr