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Edito : La riposte

Face aux attaques conjuguées du Medef et du gouvernement sur le système de protections sociales, sur le code du travail, la culture, partout les gens se lèvent, résistent et s’organisent.

À une époque où les progrès scientifiques et technologiques pourraient permettre de répondre à tous les besoins, les appétits financiers de quelques-uns remettent en cause les principes même de notre constitution. L’indivisibilité de l’État est mise en danger par la décentralisation sauce Raffarin.
Au programme : sanctions et répressions afin de faire ce qu’ils veulent quand ils le veulent sans entrave. Le Medef, lui, veut nous contractualiser pour mieux nous contraindre, nous contraindre pour mieux nous précariser.
De la culture à la recherche, des droits sociaux à la justice, rien n’échappe à leur boulimie de soumission et de pouvoir, tout ce qui fait lien et sens dans notre société passe à la moulinette ultra-libérale de l’ordre établi par une minorité au détriment du plus grand nombre.
Injuste socialement, leur politique est aussi inefficace économiquement. Cela fait 20 ans qu’ils appliquent les mêmes recettes (réductions des coûts, baisse des charges) pour les mêmes résultats : vagues de licenciements paupérisation accrue, chômeurs moins indemnisés, précarisation généralisée, plus de souffrances au travail.
S’ils sont forts, c’est parce que leur politique
a en même temps contribuée à nous diviser, à nous isoler d’avantage. Nous devons donc combattre les idées de mépris, de haine et de division en construisant au quotidien des
solidarités synonymes de respect retrouvé et de citoyenneté assumée.
Le combat juridique que nous avons entamé (4 premières assignations en décembre à Bordeaux, plus de 2500 aujourd’hui dans toute la France) ne peut se réfléchir qu’à l’aune de la prise en compte de ces éléments. L’outil juridique doit nous permettre de travailler à la mobilisation du plus grand nombre et à la solidarité dans les actes quotidiens vers une vaste construction commune.
Les manifestations réussies du 6 décembre et du 6 mars sont à la fois le reflet et le résultat de tout ce que nous avons mis en œuvre depuis quelques mois. Il nous reste beaucoup à faire.
Quand les intermittents interviennent sur le devenir de leurs professions, ils font s’interroger la société sur le rôle de la culture en terme de relation et d’intelligence collective qu’elle produit. Quand les chercheurs, les personnels de santé et des services publics se mobilisent pour de meilleures conditions de travail et des moyens nouveaux, ils réinterrogent la société sur notre avenir commun et le monde que nous allons léguer à nos enfants.
Quand les chômeurs(ses) que nous sommes assignent les Assedic en justice et manifestent dans toute la France ils font changer la culpabilité de camp et donnent à voir à la société tout entière les méfaits que peuvent avoir, y compris sur notre démocratie, toutes ces politiques de soumission au diktat des marchés et ce système qui méprise l’être humain !

À chaque fois, deux conceptions sociétales opposées s’affrontent.
La riposte est en marche, nous espérons qu’elle sera suffisamment large pour que, dans un avenir proche, les valeurs de solidarité, de fraternité et d’égalité l’emportent. Nous y sommes chacun convoqués. L’espoir ne peut venir que de là…

Patrick Gimond

Sommaire

Edito : La riposte.
Face aux attaques conjuguées du Medef et du gouvernement sur le système de protections sociales, sur le code du travail, la culture, partout les gens se lèvent, résistent et s’organisent.

Page 2 :
Halte à la barbarie !. Ça y est, on est le 15 mars, c’est la fin de la trêve hivernale, les expulsions vont reprendre et vont semer leur lot naturel de désespoir et d’angoisse.
Tendances mondiales de l’emploi.

Page 3 :
Nous ne nous plaignons pas nous portons plainte. Les recalculés de l’assurance chômage, comme ils s’appellent eux même, ou les basculés, comme les appellent les ASSEDIC, se rebiffent, s’organisent et assignent les Assedics et l’Unedics en justice pour rupture abusive de contrats.

Page 4 :
Réveillons nos droits. Récit des actions de l’APEIS contre le recalcul des droits : occupation d’ASSEDIC et réveillon de fin d’année.

Page 5 :
« Le jour où je suis allée déposer ma plainte, je me sentais bien, mais bien ». Témoignage de Gaelle..
Rubrique juridique. Encore un contrat aidé : CIVIS, le contrat d’insertion dans la vie sociale.

Page 6-7 :
Emploi à tout prix ? Travail à tout prendre ? Cela fait 20 ans que le chômage est structurel, massif et de misère (seuls 4 chômeurs sur 10 sont indemnisés par les Assedic à, en moyenne, moins de 600 euros par mois). Dans le même temps, les conditions de travail se sont dégradées et le coût du travail a baissé au point que 3,4 millions de salariés touchent moins que le Smic et que, selon l’Insee, 3 personnes sans domicile fixe sur 10 travaillent.

Page 8 :
Colère Politique d’un citoyen de l’Apeis. Adieu veaux, vaches, cochons, éleveurs, agriculteurs et paysans…

Page 10-11 :
Le repos du fakir. Gilles a testé différents aménagements anti-repos à Paris. Et ça fait vraiment mal. Il est temps de remplacer ce design d’exclusion par un véritable travail social auprès des personnes sans abri, une autre politique de logement, une autre conception, conviviale et humaine, de l’espace public.

Page 12 :
La vie des comités locaux
Tribune libre : Salariées, chômeuses, retraitées en première ligne. Collectif national pour les droits des femmes.


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