Quel avenir ?
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Edito : joyeux bordel

J’sais pas de quoi sera fait l’avenir, même pas en 2004. Mais 2003 ne s’est pas trop mal terminée, les luttes ont été nombreuses, il y avait
de la colère et c’est bon signe pour cet avenir.

J’sais pas où vous étiez vous le samedi 6 décembre, moi j’étais à la manifestation contre le chômage et la précarité, contre les licenciements et pour la justice sociale. J’étais pas seul, nous étions 5 000 et c’est mieux que pas mal sur un sujet qui concerne tout le monde mais n’intéresse que les concernés... si vous voyez ce que j’veux dire ! Et puis ils étaient 600 à Toulouse, 300 à Brest et à Grenoble, 200 à Saint-Brieuc, 100 à Saint-Etienne, quelques dizaines à Bourges, à Lorient et ailleurs…
En fait ce que je veux dire c’est qu’on a intérêt à être solidaire, tous, qu’il ne faut pas accepter l’inacceptable, qu’il faut faire valoir son droit à l’indignation et à la colère. Si nous ne réagissons pas maintenant, tout de suite, là, demain il risque d’être trop tard.
Nous ne serons pas protégé par notre lâcheté, par notre non intervention, vous savez, les trois petits singes. Ils s’attaquent aux plus fragiles, aux plus faibles, aux plus pauvres, mais ensuite la logique engloutira tous ceux
qui ne sont pas les exploiteurs et les oppresseurs ; en réalité peu seront épargnés.
Quand vous lirez ce texte, il y aura, c’est sûr, des personnes sans domicile fixe qui seront mortes, on nous dira de froid, on mettra ça sur le dos de la fatalité ou de
la faute à pas de chance, mais c’est de misère, d’abandon, de désespoir, d’isolement que l’on meure, pas de froid.
Les actions se sont multipliées depuis la manif du 6 décembre, nous ne nous laisserons pas condamner sans nous battre, sans rien faire, nous continuerons et nous savons que c’est l’affaire de tous, notre principale bataille est de convaincre.
Tout est difficile, compliqué, brouillé, les perspectives et les alternatives réelles ne sautent
pas aux yeux et pourtant nous n’avons pas le choix, il faut bien le changer ce monde qui sème et produit autant de mort, de misère, de désespoir que de profits.
Ce que j’sais aussi c’est que quand on se bat on est pas sûr de gagner, mais que si on ne se bat pas on est sûr de perdre, parce que les autres, ceux qui sont en face de nous, ceux dont les intérêts sont opposés, divergents des nôtres, ils la mènent la bagarre sans nous demander notre avis pour nous licencier, nous expulser, nous faire bosser comme des trimards, nous payer à peine de quoi survivre.
Nous construirons en avançant, les uns avec les autres, parce qu’on est toujours plus intelligent à plusieurs.

Alors si nous sommes nombreux, nous serons très intelligents, très forts et nous réussirons ensemble à remettre la planète à l’endroit.
Enfin, c’est une façon de parler, à l’endroit, car chacun le sait : elle est ronde la terre. Mais ce qui est tout aussi certain, c’est qu’elle ne tourne pas rond du tout.
Ce qui est sûr, c’est que 2004 doit être une année de luttes, de bagarres, de revendications,
de résistance, d’engagements et de prises de positions.
Alors bonne année.

Philippe Villechalane

Sommaire

Edito : Joyeux bordel.
J’sais pas de quoi sera fait l’avenir, même pas en 2004. Mais 2003 ne s’est pas trop mal terminée, les luttes ont été nombreuses, il y avait de la colère et c’est bon signe pour cet avenir.

Page 2 :
Sans toit, j’ai froid. Le froid s’est installé : normal c’est l’hiver ! Les infos télévisés se font l’écho de distributions de boissons chaudes, de couvertures de survie, de repas… quelques reportages, une larme, et puis on passe à autre chose : il faut bien préparer les fêtes...

Page 3 :
La lutte continue. Retour sur la manifestation du 06 décembre.

Page 4-5 :
FAIM DE DROIT. (Affiche)

Page 6 :
Nous ne sommes pas que des dossiers.
Le scandale des trop perçu. Récit de l’occupation de la DDTE de Créteil.

Page 7 :
Page image.

Page 8 :
La vie des comités locaux.
J’y pense et puis j’l’écris. Pour les fêtes, -Existence ! vous offre quelques lignes inspirées d’Apeissiens qui savent trop bien qu’au milieu de la misère, on peut chanter en colère.


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