Assez de mépris
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Edito : Dans la rue

Tous ensemble, chômeurs, précaires, salariés, citoyens, participons à la manifestation nationale contre le chômage, la précarité, les licenciements et pour la justice sociale le 6 décembre prochain à Paris.

La société va mal. Toute ? Non, un petit carré d’irréductibles privilégiés échappe encore et toujours à la précarité. Pire, ils en vivent.
Partout en Europe et dans le monde le patronat s’empiffre. En France, le Medef de Seillière et le gouvernement de Raffarin sont main dans la main pour piquer le peu qui reste dans la poche des chômeurs et des salariés (en 20 ans, c’est 10% de la richesse nationale qui est passé des salariés aux capitalistes : plus de 1000 milliards de F).Leur objectifs est de casser systématiquement les acquis sociaux pour faire baisser au maximum le coût du travail. Pour cela, ils entretiennent la peur du chômage, peur qui nourrit la soumission à l’employeur. Le capitalisme fabrique autant de pauvres que de produits de consommation.
La plupart d’entre nous sommes nés avec la sécu, les congés payés ; ça semble couler des source et pourtant c’est en train d’être méthodiquement détruit.Le patronat profite de ceux qui souffrent en silence pour se payer des vacances au soleil, la crême à bronzer payée avec la sueur des pauvres.
A preuve, la constitution européenne qu’ils veulent nous fourguer : rien sur le social, que dalle sur la paix, tout pour l’Otan et pour les riches. Cela se traduit par des calculs comme celui du RMA : le smicard qui coûte trop cher est licencié massivement ; s’ensuit une réduction drastique des allocations chômage et donc le basculement du chômeur
de l’ASS au RMI et de là au RMA, travail obligatoire sinon crève.
Leur objectif depuis toujours est de briser la classe ouvrière, ses aspirations, ses cultures des luttes, sa solidarité. Et ça dégraisse : 36 % des licenciés sont encore au chômage au bout de 5 ans... Un chômeur c’est un travailleur privé de travail ! Malgré tout ce qui est fait pour nous le faire croire, il n’y a pas d’un côté les salariés et de l’autre les chômeurs. C’est si vrai qu’il y a aujourd’hui 20% des français qui vivent sous le seuil de pauvreté !
La logique qui tape sur les chômeurs, les retraites, la sécurité sociale est la même : toujours plus de profits et de bénéfices pour les actionnaires... La question n’est pas, loin s’en faut, celle du manque de richesses mais bel et bien celle de la juste répartition des immenses richesses produites.
En France, représenter les chômeurs c’est représenter 5 millions de personnes acculées à la survie pour toujours plus de profits dans la poche de ceux qui jouent sur la division, les difficultés quotidiennes des uns et des autres, sur la souffrance, sur le manque de perspectives avec ou sans emploi...
On règlera tout ensemble, sinon on ne règlera rien. Il nous faut un rassemblement décent des « sans » : sans emploi, sans papiers, sans logements, sans droits, sans perspectives d’avenir hors la lutte pour un autre futur qui se construit dès maintenant.
Ils veulent des chômeurs le dos voûté, nous avons besoin de chômeurs le poing levé !
Y’a pas de super-héros, pas de cagnotte du Loto qui va nous sauver in-extremis, ce que nous ne ferons pas nous-même, nos exploiteurs le feront contre nous.

Il n’y a pas d’autre alternative que de se regrouper, de faire nombre, de créer un rapport de force, d’être solidaires, d’affirmer ensemble que nous n’acceptons pas d’être condamnés.
Ah vous voulez nous mettre à la rue ?
Et bien vous allez nous y voir dans la rue !

Daniel Paris-Clavel & Philippe Villechalane

Sommaire

Edito : Dans la rue.
Tous ensemble, Chômeurs, précaires, salariés, citoyens, participons à la manifestation nationale contre le chômage, la précarité, les licenciements et pour la justice sociale le 6 décembre prochain à Paris.

Page 2 :
Hold-up sur nos vies. Le budget 2004 adopté par le conseil des ministres est ouvertement un budget de régression sociale : Cadeau aux plus riches avec la baisse de l’impôt sur la fortune et les donations, cadeaux aux patrons avec des exonérations.
Le sens des mots. Ne nous tropons pas, c’est le Medef, le gouvernement actuel et le front national qui surfent sur la vague du chômage et c’est toujours les mêmes qui sont au bout du rouleau.

Page 3 :
Appel pour le retrait du projet de loi RMI-RMA.

Page 4 :
Rubrique juridique : la CMU.
Retour sur la canicule « Mort aux vieux, mort aux miséreux ». C’est le nouveau cri de guerre du Medef, qui accuse également les privés d’emploi de paresse.

Page 5 :
80000 enfants SDF. Le cri d’alarme du préseident d’ADT Quart Monde.
Contre l’Europe des exploiteurs. La Pologne va bientôt faire partie des dix nouveaux Etats membres de la Communauté Européenne.

Page 6-7 :
Ce que nous vivons. Témoignages sur le PARE, sur les radiation, au CCAS de Paris, le recalcul des droits Assedics.

Page 8 :
Pas d’expulsion sans relogement. La régression sociale mise en œuvre par Raffarin et le Medef, en touchant les plus pauvres de notre société, met gravement en péril leur droit au logement.
Oui, c’est ainsi que certains hommes vivent ! Récit d’une expulsion.

Page 9 :
Page image.

Page 10 :
Fête de l’Huma 2003.

Page 11 :
La Fabrique à Collectif. Parce que nous sommes convaincus que l’Histoire, partout dans le monde, est faite des plus âpres conflits d’intérêts entre les patrons et les travailleurs, entre les dominants et les dominés,entre ceux qui possèdent et ceux qui n’ont pas.

Page 12 :
La vie des comités locaux.
Tribune libre : Les marches européennes. Constitution européenne Alerte !


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