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Edito : Trop de misère

Retards des allocations : des millions de foyers sans ressources

Depuis la mise en service du nouveau système informatique, rien ne va plus à la Caisse d’allocations familiales (CAF) d’Ile-de-France.
Mi-septembre, Guy n’avait toujours pas touché son RMI. Résultat : il n’a plus un sou en poche et son téléphone a été coupé. Nicole, elle aussi au RMI, n’a rien touché depuis trois mois. Myriam attend toujours le versement de ses allocations familiales. Elle se retrouve avec des chèques rejetés par La Poste et un découvert de 2 000 F. En prime, elle devra payer une lourde facture de frais bancaires (145 F par chèque, sans compter les aggios)...
700 000 Franciliens attendent le versement des prestations versées par la CAF. Idem à la Sécurité sociale : plus de deux millions de dossiers sont en souffrance en Ile-de-France, 250 000 à Lille, 115 000 à Perpignan, 130 000 à Calais...
Là aussi, on invoque un nouveau système informatique qui se révèle défaillant. Mais ces dysfonctionnements plongent des millions de familles dans des difficultés qu’ils auront bien du mal à surmonter. Guy, Nicole, Myriam et les autres se moquent de l’informatique. Ils exigent des solutions de remplacement et refusent d’être pénalisés par les organismes bancaires, les bailleurs, EDF ou encore France Télécom.
L’Apeis qualifie cette situation d’insupportable. Une fois de plus, on laisse des familles sans aucunes ressources, sans se préoccuper de la façon dont elles régleront les dépenses du foyer. L’association demande l’annulation de toutes les pénalités bancaires et que tous les chômeurs touchent leur RMI et leurs allocations au plus vite.
D’un côté, il y a des sommes colossales qui sont investies en informatique pour le passage à l’an 2000 et à l’euro (2,5 milliards à la CAF), de l’autre, les chômeurs, Rmistes, allocataires qui font des heures de queue aux guichets pour tenter de trouver des solutions.
Le modernisme laisse vraiment un goût amer.

D’autant que ce type de dysfonctionnement n’arrive jamais à la Bourse ou à la BNP.

Carmen Rubia

Sommaire

Edito : trop de misère.
Retards des allocations : des millions de foyers sans ressources.

Page 2 :
Le procès de Malika. Illégalité ou légitimité.
COUVERTURE MALADIE UNIVERSELLE Il faut avoir la santé. L’accès aux soins : un droit fondamental qui est défendu par les chômeurs.

DOSSIER : LOI SUR LES 35 HEURES.

Page 3 :
Les chômeurs sont en fin de patience. L’urgence se manifeste tous les jours lorsqu’on est au RMI ou au SMIC

Page 4 ET 5 :
Menace sur l’emploi. En ces temps modernes de paupérisation, la pénurie du travail continue de faire des ravages. L’objectif tant attendu des 35 heures comme première étape pour se diriger rapidement vers les 32 heures et obtenir de vraies créations d’emplois est plutôt mal engagé.
Confronter les idées pour agir. Assises du mouvement social contre la précarisation de la société.

Page 6 :
Le mouvement des chômeurs : un miracle social. Par Pierre Bourdieu
Points de vue sur l’éducation populaire.

Page 7 :
Page image

Page 8 :
La vie des comités locaux
La tribune libre : DROITS DEVANT ! Les multinationales ne feront pas la loi.


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