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Edito : Vote et révolte

Si nous voulons que nos vies soient prises en compte, nous devons y aller !

Elle est belle la campagne, elle donne envie, elle nous repolitise, elle est citoyenne, chacune et chacun se sent attiré vers les urnes pour remplir son devoir civique tant les enjeux sont clairs et nets…
Non je plaisante, j’ai même l’impression que mis à part leur score, peu importe pour certains candidats le nombre des femmes et des hommes qui se déplacent, qui se sentent concernés, qui ont envie et besoin d’être les acteurs directs de leur vie, de leur avenir, de leur devenir !
La démocratie n’est pas à géométrie variable ! Y’en a marre du « votez pour nous et ne vous occupez de rien d’autre, nous sommes là pour ça, nous les pros, les savants, les calés et les malins », sauf que ça ne marche pas. Le débat est confisqué, tout est mis en place pour nous faire croire que la seule préoccupation des françaises et des français est la sécurité ou plutôt le sentiment croissant d’insécurité.
Alors bien sûr il y a des problèmes, les incivilités grimpent en flèche, les délits sont également en hausse, mais posons les bonnes questions si nous voulons avoir des réponses qui ressemblent à des ébauches de solutions.
L’insécurité réelle, profonde, n’est-elle pas dans le manque d’emploi, dans le ridicule niveau des revenus, dans la précarisation généralisée qui entraîne de la peur et un manque de projections dans l’avenir avec des perspectives au moins rassurantes ?
L’insécurité n’est-elle pas dans le fait que les jeunes, après avoir vu leurs parents exploités, les voient perdre les moyens de maintenir la cohésion familiale, les sentent humiliés, souvent impuissants face à l’ampleur de la construction d’une vie aujourd’hui et qui ont de plus en plus de difficultés à croire en certaines valeurs ?
L’insécurité ne réside-t-elle pas dans le fait qu’il y a deux poids deux mesures en matière de justice, que les plus petits, les plus pauvres, les plus « fragiles », sont souvent condamnés alors que les puissants, les riches, les « forts » y compris au plus haut sommet de l’Etat s’en sortent en payant des cautions, en inventant des vices de procédure ?
L’insécurité ne se manifeste-t-elle pas parce que les uns et les autres s’habituent à évoluer au milieu de centaines de milliers de personnes sans domicile fixe, parce que des quartiers entiers ressemblent à des ghettos d’où il est quasi impossible de sortir, où les taux de chômage sont quatre ou cinq fois plus élevées que dans le reste de la population et que ces chiffres explosent quand tu es issu de l’immigration ? N’oublions pas que plus de sécurité relative pour les uns c’est plus d’insécurité réelle pour les autres ; jeunes, pauvres, immigrés !
Nous devons voter pour ne pas être laissés sur le bas côté et encore plus massivement si nous sommes victimes du système, si nous ne trouvons pas notre place, si notre rôle est nié, bafoué, si notre utilité et notre vie sont quantité négligeables.
Nous devons combattre avec détermination le Front National et autre MNR qui, sous couvert de démagogie, peuvent une fois de plus attirer celles et ceux qui sont les plus en difficultés, qui sont plongés dans l’urgence quotidienne et qui désespèrent, ceux dont les vies sont en miettes ou de véritables parcours du combattant. Il faut arrêter avec l’hypocrisie des libéraux consistant à promettre des baisses d’impôts, ce qu’il faut c’est rendre égale et solidaire l’ensemble de la société et quelle autre solution réelle que de partager les richesses notamment au travers la fiscalité ? Si on doit baisser des impôts, baissons le plus injuste : la TVA !
Nous appelons à voter à gauche parce que nous pensons que les solutions sont à gauche mais pour cela il faut prendre des décisions de gauche et rompre avec toutes les mesurettes, il faut une gauche courageuse et radicale.

Il faut tout de suite interdire les licenciements quand il y a des profits, ne pas accepter coupures et saisies, empêcher les expulsions sans relogement, régulariser les sans papiers, donner le droit de vote aux étrangers, permettre des moyens décents d’existence en relevant le SMIC et les bas salaires, en indemnisant correctement toutes les formes de chômage, en relevant les minimas sociaux.
Et même si nous sommes jusqu’à présent déçus, votons parce que personne ne fera à notre place ce dont nous avons besoin ! Votons parce qu’il n’y a aucune fatalité ! Votons pour compter !
Et toujours, parce que voter ne suffira pas, luttons et résistons !!

Philippe Villechalane

Sommaire

Edito : Vote et révolte.
Si nous voulons que nos vies soient prises en compte, nous devons y aller !

Page 2 :
L’APEIS au jour le jour. De Bourges à Cahors, en passant par Bègles ou Gentilly, quelles sont nos actions au quotidien ?
Autonomie aujourd’hui !

Page 3 :
Une sortie du chômage sur quatre est une radiation. On se doutait bien que les radiations étaient importantes, mais ce chiffre étayé par une très sérieuse enquête menée par l’Unedic en avril 2001 fait dresser les cheveux sur la tête !

DOSSIER SANTE

Page 4 :
« Il n’y a pas de fatalité à perdre ses dents ». Entretien avec le Dr Fabien Cohen, chirurgien dentiste au CMS d’Ivry, secrétaire général du syndicat national des dentistes de centre de santé et responsable de la mission bucco-dentaire du Conseil Général du Val de Marne.

Page 5 :
« Pour 200 balles au dessus du plafond… » Entretien avec Farid Sediri, APEIS de Villejuif.

Page 6-7 :
La santé pour tous ! L’APEIS de Bourges à organisé une table ronde afin de recueillir les témoignages et opinions d’acteurs de la santé sur les rapports actuels entre la crise de leurs professions et la situation de santé des précaires…

Page 8 :
Page image.

Page 9 :
L’urgence ça urge ! Michel, Emilia et leur fille Marie de 4 mois rentrent en urgence du Ghana après que leur entreprise ait fait faillite. Sans ressource, sans domicile…
Droit à un fond social d’urgence. Depuis plusieurs mois, avec leurs organisations, des milliers de chômeurs, de précaires, mènent une campagne pour qu’un fond social d’urgence sollicitable toute l’année soit remis à leur disposition…
La saisie sur rémunération, ça peut être la fin d’un vie

Page 10 :
L’APEIS à Bruxelles. Du 11 au 14 décembre s’est tenu le sommet des chefs d’Etats et de gouvernements de l’Union européenne à Bruxelles.

Page 11 :
Et à Porto Allegre.
Le deuxième Forum Social Mondial a ouvert ses portes à Porto Allegre…

Page 12 :
Tribune libre : INTERSYNDICALE FNAC MC DO… Fnac et Mac Do les luttes continuent !
la vie des comités locaux


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