Assez de mépris
Recherche
Accueil > Existence ! > Existence ! 15
- Existence !
- Existence ! 15


Edito : droit au désir

Les urgences de la vie ne doivent pas nous faire abandonner nos rêves

Une fois de plus comme depuis près de neuf siècles certains se préparent à fêter Noël et nouvel an, des réservations sont faites, des invitations lancées, des commandes passées.
Une fois encore d’autres ne vont que rêver de réunions familiales, de gueuletons et de cadeaux. Il faut bien comprendre que pour que certains puissent dépenser des dizaines, voire des centaines de milliers de Francs en une
soirée, d’autres doivent se contenter de danser devant le buffet ou autour du sapin quand il y en aura un, c’est logique, leur logique en tout cas.
Des parents devront afficher leur terrible impuissance à satisfaire les désirs naturels de leurs enfants qui devront, eux, digérer le fait qu’ils n’aient pas les mêmes droits que leurs voisins, amis ou cousins avec ce que cela porte de stigmatisant et de dangereux.
Car si les droits ne sont pas réellement les mêmes pour tous il ne faudra pas s’étonner que des cerveaux malades puissent traduirent les devoirs en couvre-feu et autre chantage aux allocations familiales pour les familles les plus en difficultés. Si c’est vieux comme le monde, c’est que ça doit être bien et si certains n’ont rien, c’est tant pis, personne n’y peut rien, c’est la faute à pas de chance et à la fatalité.
Tout ça c’est des « conneries », il n’y a aucune raison objective pour que certains crèvent et se privent en permanence sur tout, y compris sur l’essentiel pendant que d’autres se gavent, ce n’est que l’organisation sociale, économique et surtout politique qui le décide. Quand le Medef fait tout pour abattre les protections sociales, les acquis des salariés, il vise clairement à l’organisation ultra libérale de la société, il pousse en avant le capitalisme triomphant, il l’annonce d’ailleurs en déclarant qu’il va mener campagne dans la période électorale qui s’ouvre au travers d’un tour de France.
Il prend toute sa place dans la lutte des classes, les choses sont dorénavant limpides, il est bien dans le camp des exploiteurs, des profiteurs, des spéculateurs et peu lui importe le sort de millions de salariés, de retraités et de chômeurs.
Cette clarification sur les positions de ce partenaire « social » devrait aider le gouvernement de gauche à prendre des mesures de gauche et à gauche avant les prochaines élections.
Parce que malgré quelques avancées, les pauvres sont toujours aussi pauvres, ceux qui ne comptaient pas hier ne comptent pas plus aujourd’hui, ceux qui se sentaient abandonnés n’ont aucune raison tangible de se sentir soutenus et accompagnés.
Il faut y aller, interdire les licenciements quand il y a des profits, les expulsions tant qu’il n’y a pas relogement, il faut payer à leurs justes prix les salaires, il faut indemniser correctement tous les chômeurs, il faut que les jeunes aient un réel revenu d’autonomie, il faut que les retraités puissent vivre dignement, il faut que les minima sociaux soient décents.
Si rien n’est fait concrètement en direction des plus fragiles, des plus précaires et des plus pauvres il ne faudra pas s’étonner des abstentions, du désintérêt croissant de la chose publique et politique qui est très important et très inquiétant dans les milieux et les quartiers populaires.
Rien n’est inéluctable, il convient de montrer l’exemple, de prendre des décisions allant dans l’intérêt du bien commun et le bien commun ce n’est pas une forme de majorité floue qui s’en sort tant bien que mal mais la prise en compte immédiate des nombreuses situations de survie pour tirer toute la société vers le haut et contribuer ainsi à la réelle cohésion dont la démocratie a besoin pour fonctionner.
Il faut tout de suite permettre une réponse aux urgences de vie, il faut organiser une table ronde pour décider d’une « prime » de Noël et la constitution d’un Fonds d’Urgence Sociale utilisable tout au long de l’année.

Philippe Villechalane.

Sommaire

Edito : DROIT AU DESIR.
Les urgences de la vie ne doivent pas nous faire abandonner nos rêves.

Page 2 :
Nouvelles du front du chômage.
Contradictions de la politique sociale et ambiguïté des revenus de substitution.

Page 3 :
Jocelyne et ses enfants. Jocelyne a vécu en Guadeloupe jusqu’à l’été dernier…

Page 4 :
David et son enfant. « J’ai un an de chômage. Ils m’ont convoqué à l’ANPE pour faire un petit bilan, avec un CV. Et les dernières offres d’emploi auxquelles j’ai répondu. »

Page 5 :
Le PARE vient en aide aux patrons qui licencient !!!

Page 6-7 :
Palestine. Qu’est-ce que l’APEIS est allée faire en Palestine et en Israël quand tant d’images sur ce drame et ses cortèges d’horreurs font régulièrement le plein de nos petits écrans respectifs ?

Page 8 :
On ne construit pas l’avenir avec des « mieux que rien ».
La culture est un sport de combat. Nous avons été formés à penser qu’il y a des biens culturels, des marchandises culturelles, utiles pour progresser dans l’échelle sociale et compenser l’inégalité...

Page 9 :
Sommet de Bruxelles. L’Europe ça nous regarde.
Mumia Abu Jamal.

Page 10 :
C’est quoi le plein emploi ?

Page 11 :
Tribune libre : MIB. Une mère de famille en colère.

Page 12 :
La vie des comité locaux


Vers le haut de la page

APEIS
8 rue de Verdun
94800 Villejuif
tel : 01 46 82 52 25
Portable : 07 81 19 31 94
E.mail : apeis live.fr

 

Plan du site |  Espace privé |  Nous écrire | Soutenir l’APEIS | 

APEIS
8 rue de Verdun
94800 Villejuif
tel : 01 46 82 52 25
Portable : 07 81 19 31 94
E.mail : apeis live.fr