Assez de mépris
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Edito : FRATERNITE

La réunion nationale de l’Apeis des 18 et 19 janvier contre la sauvagerie du patronat

60 animateurs de l’Apeis venus des 30 comités locaux des 13 départements, ont durant 2 jours de débats et de fête décidé de ne pas laisser faire les grands patrons représentés par Ernest Antoine Seillière et Denis Kessler.
Au travers du Medef, ils imposent leur organisation d’une société sans contrainte, sans intervention de l’État, excepté pour les sommes gigantesques englouties, (soit près de 200 milliards par an d’aides publiques aux entreprises privées), ils discréditent le pouvoir politique, en mettant le gouvernement devant les faits accomplis, se comportant en maîtres absolus.
Les mêmes, toujours les mêmes, depuis le xixe siècle et l’industrialisation luttent pied à pied pour ne rien lâcher de leurs privilèges, à toutes les étapes des avancées sociales obtenues par la lutte des salariés et des exploités. Ils utilisent les mêmes arguments sur la libre entreprise et le rôle « essentiel » des patrons.
Ceux qui détiennent les moyens de production, de distribution et de communication veulent tous les pouvoirs ; c’est pour cela qu’ils tiennent tant au libéralisme, à l’ultra libéralisme, au néo-libéralisme, peu importe le nom qu’ils donnent au vieux capitalisme pour mieux le faire passer. Seul compte que ce prédateur humain, social et écologique puisse soumettre, avaler, digérer pour toujours plus de bénéfices et satisfaire des actionnaires de plus en plus cyniques et boulimiques.
Après son offensive sur le chômage, l’Unedic et le PARE, son attaque sur la santé au travail, les retraites complémentaires, la négociation collective ; il va s’accrocher à n’en pas douter à la sécurité sociale et à tout ce qui concerne les protections, les garanties des salariés, des chômeurs et des retraités. Pas de pitié, il continue à foncer vers la globalisation, la précarité et la flexibilité et peu importent les dégâts et les ruines, seul compte son profit.
Il nous faut faire des choix, des vrais choix, pas seulement qui contentent une majorité mais qui donnent de la perspective à l’ensemble de la société. Il faut agiter haut et fort le drapeau de l’utopie de ce qui n’est pas encore réalisé et ne pas se contenter du réalisable à court terme, en tenant compte des paramètres économiques, rapports de force, etc.
Ne pas bouder les éventuelles améliorations mais bien tenir compte de ceux, nombreux, qui en sont privés ; avoir la réelle perspective de ne laisser PERSONNE de côté, et tout mettre en œuvre pour que chacune et chacun sans exception, trouve ou retrouve une place et un rôle au travers d’un emploi et d’un revenu.
Cette prise en compte, le niveau de réponse que l’on apporte à l’urgence, au soutien et à l’accompagnement de toutes celles et tous ceux qui sont oubliés, fragilisés, surexploités, précarisés, détermineront les forces et les formes de l’engagement face à la sauvagerie des patrons.

Ne pas accepter l’inacceptable c’est permettre de l’avenir, de la cohésion et de l’équilibre ; c’est avoir un projet nécessaire à un indispensable espoir qui combatte la fatalité, ensemble, tous ensemble, tout est possible pour partager ce millénaire.

Philippe Villechalane

Sommaire

Edito : FRATERNITE.
La réunion nationale de l’Apeis des 18 et 19 janvier contre la sauvagerie du patronat.

Page 2 :
Bosse ou crève. On se tue à l’ouvrage mais on meurt aussi faute de travail. Dans les deux cas, ce sont les plus modestes qui sont les plus exposés au risques de mortalité précoce.
Le gouvernement se trompe.

Page 3 :
Vivre avec les minima sociaux.
Tout a un prix.
Du fric pour vivre.

Page 4-5 :
Il pleut sur Nice.
Légalité contre légitimité. Le procès en appel de Malika Zédiri à la cour d’appel de Paris ne confirme pas la condamnation du tribunal de Créteil.

Page 6 :
Chronique apeissienne pour rentrer dans le réel millénaire. Papiers. Sans-papiers. La distinction est essentielle car il y va de la liberté de ces femmes et de ces hommes.

Page 7 :
Page image.

Page 8 :
Tribune libre : FONDATION COPERNIC. La fondation Copernic contre le libéralisme.
La vie des comités locaux.


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