Assez de mépris
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« On est obligé, on peut plus payer les retraites !!! Et on tient tellement au système par répartition qu’on y introduit de la capitalisation ! »
22 janvier 2020

Voilà une pleurnicherie gouvernementale qui est limpide dans l’article 64 du projet de loi actuellement au Conseil d’État.

En réalité, nul besoin de lire entre les lignes pour comprendre qu’ils se foutent de nous. Leur mépris et leur arrogance s’expriment en permanence, d’abord dans l’affirmation que ces « grands sachants » sachent mieux ce qui est bon que les millions de femmes et d’hommes concerné-e-s.

Aussi, le prétexte selon lequel la fin des régimes spéciaux serait gage d’égalité a fait long feu, et depuis cette annonce les dérogations se succèdent, prouvant que les régimes spéciaux ne constituent pas des privilèges mais bel et bien la reconnaissance de particularités et de pénibilités.

L’autre grande question serinée est la violence, « les violences inacceptables, intolérables »… Non pas celles des forces de police qui tuent, éborgnent, mutilent, traumatisent, mais celles de ceux qui se battent, résistent, luttent, proposent… Il y a de quoi avoir la nausée d’entendre les spécialistes, experts, consultants, éditorialistes, journalistes relayer les Blanquer, Ndiaye, Attal et Denormandie, sans parler des Macron, Philippe ou Castaner. On voit bien d’où vient la violence, on sait pertinemment qui donne les ordres, on sait également pourquoi. Et pas un-e « expert-e » autoproclamé-e pour aborder les violences sociales…

Face à ce matraquage sans précédent qui ne cesse d’annoncer la décrue des mobilisations, 66 % des Français soutiennent encore les grévistes et le manifestent en donnant aux caisses de grèves.

Et oui, bon nombre de femmes et d’hommes qui - pour différentes raisons - ne peuvent arrêter le travail font grève par procuration à travers leur soutien au mouvement.

Et si on aborde la question financière, dans le même temps où l’on doit se serrer le ceinture, les statistiques tombent : en 10 ans en France, 400 000 femmes et hommes ont basculé dans la pauvreté tandis que Bernard Arnault devient l’homme le plus riche du monde.

En 2019, les sociétés du CAC 40 ont distribuées 60 milliards d’euros aux actionnaires, sans oublier les les dizaines de milliards du CICE, (aujourd’hui transformé en baisse de cotisations), les dizaines autres milliards des exonérations, de l’optimisation, de l’évasion et de la fraude fiscale…

Après la loi Travail qui institutionnalise les contrats atypiques et la précarité, ils se sont attaqués aux chômeurs puisque selon l’Unedic, 1 400 000 privés d’emploi vont perdre des droits pour lesquels ils ont cotisé. Aujourd’hui, c’est le tour des retraites.

Ils s’attaquent à tous les conquis sociaux, aux services publics, à ce qui fait sens, cohésion et société.

Retraite à 60 ans maximum pour toutes et tous !

Indemnisation décente de toutes les formes de chômage et de précarité !

Philippe Villechalane, porte parole de l’Apeis


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