Quel avenir ?
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Et maintenant ?

Les faibles ont gagné contre les forts, les pauvres contre les riches, les petits contre les grands, cela signifie qu’il n’y a que les batailles que l’on ne mènent pas qui sont perdues d’avance, car personne n’aurait parié le moindre centime sur la victoire des chômeurs contre le puissant Medef.

Justice a été rendue, c’est une victoire sans précédent du mouvement des chômeurs, c’est fantastique, génial. Pour autant, nous n’avons pas envie de faire la fête, d’abord parce qu’il ne s’agit en fait que d’un sursis pour ces « recalculés » et ensuite parce qu’il reste des millions de chômeurs pas ou très mal indemnisés.

Il faut dorénavant se poser les bonnes questions si on veut espérer trouver des bonnes réponses :
Les associations que se sont données les chômeurs doivent-elles participer aux décisions qui les concernent ?

D’après un récent sondage, oui ! Puisque 59 % des français font confiance aux associations de chômeurs pour trouver des solutions contre 55 % aux syndicats, 36 % au gouvernement et 30 % au Medef.

Est-ce qu’il faut baser les cotisations sur la seule masse salariale, ce qui de fait pénalise les entreprises qui créent ou maintiennent des emplois ?

Ou paraît-il juste de mettre en place une modulation des cotisations en fonction des licenciements et de la précarité, et de taxer également les profits, les plus values, les produits financiers des entreprises ?

Il y a dans ces questions les éléments de réponse pour que l’Unedic joue enfin son rôle de protection du considérable risque de chômage et de précarité décidé par les actionnaires et les conseils d’administrations. Car ce n’est pas de richesses dont il s’agit, en tous les cas pas seulement, mais de volonté et de courage politique. La société est bien plus riche aujourd’hui qu’en 1936 et qu’en 1945 et c’est pourtant en 1936 et en 1945 qu’ont été acquis les congés payés et la sécurité sociale.

Nous allons continuer la bagarre jusqu’à ce que tous les chômeurs soient décemment indemnisés, au niveau du Smic, et jusqu’à ce que se soient les patrons qui paient, car ils sont responsables des décisions qu’ils prennent, et peu importe les dégâts humains et sociaux, pour toujours faire plus de profits.

PV


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