Assez de mépris
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Et l’état d’urgence sociale !
30 novembre 2015

Après la tragédie du 13 novembre dernier, et la légitime émotion qui s’en est suivi, l’état d’urgence a été décrété, pour plus de sécurité nous dit-on.

Dans le même temps tout devient permis même le pire, des perquisitions ont lieu en des endroits qui ne risquent pas trop d’être des bases arrière ou de soutien au terrorisme, ainsi des militants contre la COP 21 sont-ils aujourd’hui assignés à résidence, parfois obligés d’aller pointer 3 fois par jour.

La peur n’évite pas le danger, mais ou est le danger ? Quand on sait qu’il y a pour le moins deux poids deux mesures, ainsi les manifestations à caractère commercial sont autorisées, les marchés de Noel se tiennent, les grandes surfaces sont ouvertes et le seront tous les dimanches jusqu’à Noel, le rassemblement de près de 5000 jeunes à la conférence jeunesse de Villepinte (93) s’est tenu.

Alors bien sur il y a les questions économiques qui l’emportent sur tout et surtout pour l’emploi, avec les résultats que l’on sait, puisque on compte plus de 6,5 millions chômeurs et les derniers chiffres voient encore une augmentation de 1,2 %, soit 42.000 chômeurs de plus en un mois pour la seule catégorie A.

Les organisations de chômeurs organisent pour la 13e année consécutive, le premier samedi du mois de décembre, une manifestation contre le chômage et la précarité et pour la justice sociale. Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il y en a sacrément besoin de cette manifestation contre le chômage.

Le droit de manifester !

Suite à plusieurs contacts avec les services de la Préfecture et à ce jour, elle n’est pas interdite, c’est une bonne nouvelle, le droit de revendiquer, de manifester, de protester, de contester est un droit fondamental, il est garant de la démocratie.

Nous maintenons notre rendez-vous ce samedi 5 décembre à 14 h, Place de Stalingrad à Paris, afin de faire entendre les voix de celles et ceux qui se sentent, trop souvent, à juste titre abandonnés.

Il est temps, plus que temps, urgent même de prendre en compte ces millions de vies en miettes et de les faire passer avant les contingences économico-économistes, avant les profits et les dividendes, qui eux se portent on ne peut mieux.

Philippe Villechalane, porte parole de l’Apeis


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