Quel avenir ?
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APEIS
Et de huit !
janvier 2002

Le mois de décembre vient d’annoncer ses étrennes ; cela fait maintenant huit mois consécutifs que le chômage est à la hausse, ce n’est pourtant pas faute de tout faire pour que les chiffres soient maîtrisés, surtout dans la période électorale qui va rythmer cette année 2002.

Nous n’avons de cesse de dire que la question fondamentale n’est pas seulement la baisse du chômage, même en utilisant tous les moyens, radiations, emplois aidés en nombre, obligation avec le PARE et l’organisation d’un chômage de pauvreté.

Nous d’avons de cesse de répéter que la solution se trouve dans des moyens décents d’existence pour toutes celles et ceux qui sont privés d’emplois, de revenus, de perspectives.
Les chiffres, les courbes, les pourcentages, on s’en fout, derrière, il y à des femmes, des hommes, des familles qui souffrent, qui ne parviennent pas à s’en sortir.

Nous n’avons de cesse de crier que des emplois utiles manquaient par dizaines de milliers, dans la santé, les services publics, la poste, les transports, il ne s’agit pas de toujours plus nationalisé mais pas non plus de tout privatiser, de remettre les clés de l’Etat et donc de sa cohésion aux patrons, aux multinationales, à la concurrence capitaliste.

Nous n’avons de cesse de proclamer que la logique du marché n’est pas une loi, qu’il n’y à pas de fatalité que ce sont les femmes et les hommes qui peuvent et doivent décider de leur avenir et donc de leur présent, y’en à marre du demain on rase gratis, c’est tout de suite que les urgences et les drames sont supportés par les plus pauvres, les plus précaires, les plus fragiles.

Nous n’avons de cesse de réclamer une place et un rôle pour chacune et pour chacun, une sécurité pas en termes sécuritaires comme ce qui semble être le seul thème de campagne électorale mais en termes de possible projection dans l’avenir et de perspectives.

Nous n’avons de cesse de revendiquer nos rêves et nos espoirs, notre égalité et nos droits quand on nous parle que de nos devoirs et obligations.

Il convient de rappeler avec force que le chiffre de 2.212.000 chômeurs n’est ni un argument de campagne électorale, ni une simple statistique, ni une courbe, pas plus qu’un pourcentage, il s’agit de 2.212.000 femmes et hommes pour la plupart dans des difficultés et des angoisses considérables.

Le moyen efficace de lutter durablement contre le chômage est de s’intéresser de prés à ces 2.212.000 femmes et hommes et à tous ceux (aussi nombreux) qui ne sont pas comptabilisés, à leurs vies, leurs urgences, d’y répondre et de faire payer ceux qui ont intérêt à l’organisation du chômage, de la précarité et de la pauvreté.

Sans cette volonté, toutes les déclarations et mesurettes ne feront que masquer l’état du réel, le quotidien et la souffrance de celles et ceux qui sont avant tout les premières victimes de la logique du patronat.

Vitry sur Seine, le 31 janvier 2002


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