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Encore et toujours des coups contre les chômeurs et les salariés !
7 mai 2008

Gouvernement et grand patronat ne ménagent pas leur peine pour faire baisser le prix du travail, et dans le même temps faire (artificiellement) diminuer le nombre de chômeurs comptabilisés et indemnisés.
Cette fois, ils reviennent dans une conférence tripartite (Gouvernement, Patronat et syndicats) avec une notion qui si elle n’est pas nouvelle est remise en musique sur l’offre « raisonnable » d’emploi, par raisonnable il faut entendre et comprendre carrément scandaleuse et dégueulasse !
Rappelons que l’on ne choisit pas d’être au chômage, que seulement la moitié des chômeurs sont indemnisés majoritairement très mal et qu’enfin les allocations ne tombent pas du ciel mais viennent des cotisations que l’on paie quand on est salarié.
Sachez également que les convocations, contrôles, radiations sont déjà à l’œuvre et que des dizaines, des centaines de milliers de chômeurs en sont victimes.
S’attaquer aux chômeurs n’est pas l’objectif principal, il ne s’agit que de la première des charges contre l’ensemble des salariés, ce qu’ils veulent c’est tellement précariser qu’a terme la notion même de chômage et donc d’indemnisation n’existe plus.
Cela sert aussi à culpabiliser les plus victimes d’un système, les chômeurs seraient coupables de leur situation et comme les salaires sont déjà en berne, que la précarité devient la règle en matière d’emploi c’est une notion relativement bien accepté par une partie de la population.
Et pourtant les laisser faire leurs basses oeuvres contre les chômeurs c’est contribuer à armer le bras qui cassera demain, les « inclus » d’aujourd’hui, il s’agit d’une logique qui en épargnera peu.
Les emplois proposés à force de temps partiel, de CDD, d’intérim, souvent très mal payés représentent 75 % des offres d’emploi, c’est ces emplois là qu’il ne sera plus possible de refuser dans l’avenir.
Au bout de six mois le chômeur pourra être contraint d’accepter une baisse de salaire de 20 % et jusqu’à deux heures par de trajet quotidien et au bout d’un an l’emploi sera « raisonnable » si le salaire est égal ou supérieur à l’allocation chômage soit en général 57, 4 % du salaire journalier de référence.
En clair, cela veut pratiquement dire ; plus aucune chance de s’en sortir de retourner à sa situation antérieure, cette méthode entérine de fait une longue descente aux enfers de la pauvreté et de la misère.
Contrôler et sanctionner lorsque l’emploi fait défaut est inacceptable, c’est de la communication, c’est de la manipulation statistique, c’est opposer sciemment les chômeurs aux travailleurs, c’est permettre que l’ANPE fasse paraître une annonce pour qu’un informaticien qualifié parte en Inde pour un salaire d’environ 300 euros par mois.
Mais vous pensez peut-être que cela n’arrivera pas ? Et bien si nous continuons de ne pas y croire, nous le paierons toutes et tous très cher, rien ne les arrête dans la chasse sauvage au profits maximum.

Villejuif le 07 mai 2008
Philippe Villechalane
Porte parole de l’APEIS.


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