Assez de mépris
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Combine Patronale d’Exploitation
1er mars 2006

Le rêve du patronat et du gouvernement…

… casser le code du travail et dans le même temps les derniers acquis du mouvement ouvrier.
Cet été le gouvernement a instauré le Contrat Nouvelle Embauche (CNE) pour l’instant réservé aux entreprises de moins de 20 salariés et qui autorise le licenciement sans justification pendant deux ans. Cet hiver les droits des chômeurs ont encore été réduit grâce à l’aide de certains syndicats (dont la CFDT), des licenciements sont annoncés partout. Les enfants de moins de 14 ans en difficulté scolaires sont « offerts » comme apprentis au patronat pour toutes les petites taches courantes. A présent c’est au tour des jeunes de moins de 26 ans d’être mangés par le système.
Les patrons du Medef de Laurence Parisot rêvaient de nous mettre en place de grève pour nous embaucher à la journée, en fonction de leurs carnets de commandes et des profits des actionnaires, Villepin et Borloo le font.
La boucle est bouclée : ils licencient, ils indemnisent de moins en moins nous incitant à accepter n’importe quoi, ils précarisent, ils réembauchent à moindre coût et ils s’en mettent plein les poches, ce n’est pas les patrons de France Télécom qui nous diront le contraire.

…Le cauchemar des couches populaires !

Avec cette précarisation permanente et généralisée comment faire respecter ses droits, comment se former, se syndiquer, se soigner ou prendre ses congés de maternité ou de paternité.
Des périodes d’essais de deux ans, cela signifie que l’ont peut être licencié du jour au lendemain sans préavis, cela veut dire que les patrons sont plus encore qu’hier seuls maître à bord, que les salariés de ces formes nouvelles d’emploi sont corvéables et jetables, sans sécurité, sans garantie. Pour obtenir un logement, un crédit ce sera pari impossible, car quelles garanties pourra offrir le salarié ?

Qu’ils soient nouvel embauche, première embauche ou dernière embauche, ce qui ressort mis à part le fait qu’ils soient tous des contrats et des embauches, c’est la précarité, c’est l’instabilité, c’est moins de droits, plus de contraintes et la permanence d’une épée de Damoclès au dessus de la tête. Il s’agit de mauvaises réponses à de bonnes questions, car oui il faut créer des emplois pour des femmes et des hommes qui par millions n’ont ni place ni rôle, pour des jeunes qui par centaines de milliers sont sans avenir, aussi pour des vieux qui par centaines de milliers sont à l’abandon mais pas avec ces formes d’emplois qui sont de véritables reculs quant au droit des salariés et du code du travail.

C’est donc de la précarité de l’emploi dont il s’agit mais pas seulement, c’est bien de la précarité de toute la vie, de tous ses aspects, ceux du logement, de l’autonomie mais également des relations personnelles et même amoureuses. Car comment amorcer une histoire quand on est sur de rien, quand il est impossible de trouver un logement et d’y envisager la construction d’un foyer et d’une famille ? Toutes ces formes d’emplois précaires, vont avec le chômage, peser sur le niveau des salaires, sur les conditions de travail, vont empêcher les salariés de se syndiquer et de revendiquer légitimement des droits. Certains patrons peuvent être tenter d’abuser des CNE et CPE, en clair de promettre un avenir dans un CDI au sein de l’entreprise si on se « crêve à la tache », puis de licencier au bout de deux ans et de réembaucher un autre CNE ou CPE, et ainsi de suite. Quand cela va mal ce n’est pas de moins de droits dont nous avons besoin mais de plus de sécurité, de réelles motivations, d’espoir, d’avenir, de possibles réelles et ces contrats à minima sont à des années lumières des besoins et des volontés.

Que nos rêves deviennent leurs cauchemars !

C’est ensemble que nous sommes attaqué, c’est ensemble que nous devons résister ! C’est tous ensemble que nous devons combattre le chômage, la précarité et les conséquences sur nos conditions de vie. Et c’est encore tous ensemble que nous devons lutter contre les discriminations, pour le partage des richesses, pour la baisse et la répartition du temps de travail, le partage des tâches « ingrates »…

Réveillons-nous, réveillons-les !
Manifestons ! le 07 mars 14h30 République
- pour le retrait de la loi pour l’ « égalité des chances, (CPE, apprentissage…)
- Pour l’abrogation des ordonnances Villepin (CNE…)


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