Assez de mépris
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Chômage, et si c’était la faute aux chômeurs ?
26 avril 2013

Pour le 23e mois consécutif, le chômage augmente, 36900 chômeurs supplémentaires pour le seul mois de mars, cela représente 1230 chômeurs de plus chaque jour.
Au total 5, 8 millions pour les cinq catégories de chômage, chiffre auquel il faudrait ajouter les découragés, les radiés, les non inscrits.
Pour rappel, moins de 50 % des chômeurs sont indemnisés, le seuil de pauvreté de 964 euros par mois est franchi par des millions et des millions de femmes, d’hommes, de familles.
Restos du cœur, secours populaire, secours catholique, banque alimentaire n’arrivent plus à faire face, à endiguer le flot.
La crise à bon dos, les entreprises qui font des bénéfices licencient aussi, c’est vrai, faut pas se gêner quand tout est permis, même le pire.
Alors des solutions se mettent en place soi disant pour lutter contre cette terrible réalité, l’ANI par exemple, soi disant sécurisation de l’emploi, mais qui peut croire à cette tarte à la crème, mise à part ceux qui y ont un intérêt financier et idéologique.
En réalité les solutions ce serait de décider de lutter efficacement contre la domination sans partage de la finance et de la politique du profit maximum pour les grands patrons et les actionnaires.
Il ne font tellement rien que l’on voit fleurir pour illustrer ce naufrage humain des reportages, on nous parle d’une mère courage qui s’en sort avec environ 800 euros par mois avec ses deux enfants car elle veut « vraiment s’en sortir « elle »…
Sur une autre chaîne on met en avant une nouvelle association ; « la cravate solidaire » qui accompagne des chômeurs dans la présentation afin de se rendre à d’éventuels entretiens d’embauches, bien sur c’est louable.
Ailleurs, dans le même mouvement, on nous présente un fraudeur décomplexé, qui témoigne à visage couvert qu’il se fait arrêter régulièrement en maladie pour avoir des week-end prolongés, et patati et patata.
Mais enfin de quoi et de qui parle t-on ?


De rendre responsables les victimes de choix économiques et de non choix politiques vous imaginez que ça vous éloigne de l’œil du cyclone, ça vous permet de ne pas vous sentir concernés, ça vous fait vous sentir différent ?
Dans le même temps, l’U.M.P réfléchit et propose que l’on revienne à la dégressivité des allocations chômage afin de faire en sorte que ces fainéants et profiteurs aillent au turbin, même pour des queues de cerises.
Ce qu’ils veulent en réalité, c’est encore et toujours faire plus de cadeaux à leurs amis et complices grands patrons, financiers et actionnaires.
Mais ça va tellement mal que les mêmes qui disaient que la seule solution était l’austérité, disent aujourd’hui que finalement non ce n’est pas la bonne méthode, en attendant combien d’emplois détruits, combien de femmes, d’hommes, de familles plongés dans la pauvreté et l’angoisse ? Combien de droits sociaux disparus ? Combien de baisse du niveau des salaires ?
L’urgence c’est maintenant !

Villejuif le 25 avril 2013
Philippe Villechalane,
Porte parole de l’Apeis


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