Ne pas se laisser faire, ne pas accepter l’inacceptable... faire connaître à tous des morceaux d’existence et des bouts de résistances... Témoignage de ce qui se passe aux assedics, à l’anpe, au boulot, lors d’une expulsion locative ou lorsque l’on n’a pas les bons papiers... se donner des conseils pour mieux résister et se donner du courage pour réfléchir à un autre monde.
Les attaques contre les chômeurs sont incessantes, convocations, contrôles, sanctions et radiations se multiplient mais malgré toutes ces mesures de violence et de non droit que cela représente le nombre de chômeurs ne diminuent pas bien au contraire.
Quand on nous annonce une baisse du nombre des chômeurs ils oublient de dire que dans le même temps les radiations ont été bien plus importantes, ce qui baisse réellement ce sont les droits des chômeurs.
MEDEF et gouvernement sont main dans la main pour faire baisser le prix du travail, leur objectif étant de nous forcer à accepter n’importe quel emploi, dans n’importe quelles conditions, avec des salaires qui ne permettent pas de vivre décemment.
Et c’est déjà à l’œuvre puisque selon une étude de l’Insee près de 4 personnes sans domicile fixe sur 10 travaillent et que les travailleurs pauvres se comptent par millions.
Ils rêvent de foutre en l’air le code du travail et de nous voire en place de grève pour tâter nos biceps et regarder nos dents avant de nous embaucher à l’heure ou à la journée en fonction de leurs carnets de commandes.
Le MEDEF continue avec le soutien naturel du gouvernement De Villepin, Borloo et Sarkozy de culpabiliser les victimes des choix faits par les grands patrons et les actionnaires dont les profits n’ont jamais été aussi considérables.
Les quarante entreprises qui composent le CAC 40 font des profits pharaoniques, ainsi leurs bénéfices nets sont pour le premier semestre 2005 de 41 milliards d’euros soit une augmentation de 32, 7 % par rapport aux six premiers mois de 2004, alors que dans le même temps leurs chiffres d’affaire n’a progressé « que » de 7, 7 %.
Ce la signifie en clair qu’ils ont réussi à faire baisser le prix du travail en licenciant et en précarisant sans retenue, car les économies et les profits qu’ils réalisent ils les font sur les salaires et sur l’aggravation des conditions de travail ainsi que sur le chômage qui plonge dans l’urgence quotidienne des millions d’entre nous.


