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C’est pas de froid que l’on meurt, c’est de misère !
28 décembre 2004

En France, pays des droits de l’homme, il y a des centaines de milliers de personnes sans domicile fixe, dont plusieurs dizaines de milliers d’enfants, et cela ne va pas s’arranger au train où vont les licenciements, le développement de la précarité qui devient la norme en matière d’emploi, l’explosion de la pauvreté qui touche dorénavant près de 20 % de la population.

Des hommes et des femmes sont morts ou vont mourir.
On va nous annoncer que c’est l’hiver, qu’ils sont morts de froid. Non, c’est de misère, d’isolement, de désespoir, d’abandon dont vont mourir ces hommes et ces femmes.

Marre, quand vient l’hiver, d’entendre les nantis s’apitoyer du sort de ceux d’entre nous qu’ils ont jetés à la rue l’été. Ceux qui ont tout mais ne lâchent rien en appellent à la solidarité nationale de la part de ceux qui n’ont « que » presque rien : plan grand froid, campagne pour appeler le 115 qui de toutes les manières ne pourra trouver de solution pour tous… On en appelle à la charité, au bon cœur des français, on fête les 20 ans des restos du cœur mais jamais on ne s’attaque aux causes réelles de la misère. Borloo et son plan de « cohésion sociale » ne servent qu’à gérer celle-ci.

L’économie libérale a besoin des plus pauvres pour pressuriser les (à peine) moins pauvres.

Assez de blabla cynique saupoudré d’un zeste de « charité bien ordonnée » ! Il faut que le gouvernement prenne immédiatement des mesures afin de mettre à l’abri les hommes, les femmes, les familles et les enfants à la rue. Il faut en faire une cause nationale et débloquer les moyens nécessaires au règlement de cette urgence absolue !
Demain il sera trop tard, certains verseront des larmes de crocodile sur les morts, ce serait « la faute à pas de chance », à la « fatalité »…

Il faut interdire les expulsions quand il n’y a pas de relogement. Il faut des réponses d’hébergement dans l’urgence. Il faut changer la donne dans certains foyers où les personnes sans domicile fixe ne veulent même plus aller tant il y a de contraintes.
Et il ne sert a rien de faire les trois petits singes, ne rien voir, ne rien entendre et ne rien dire, il faut voir, entendre et dire que c’est inacceptable et qu’il faut des réponses immédiates car l’urgence c’est tout de suite.

L’APEIS, le 22 décembre 2004.


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