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APEIS
Avec l’Apeis plus jamais seul !

Des femmes et des hommes se rassemblent chaque jour pour résister et inventer leur devenir.


L’historique

L’Apeis a vu le jour fin 87 dans le Val-de-Marne. Des militants se sont rendus en groupe dans les Assedic pour faire valoir leurs droits à l’indemnisation du chômage. Ils se sont alors rendus compte que de nombreux droits des chômeurs n’étaient pas respectés. Au-delà du fait que les droits étaient insuffisants, l’information n’existait pas, notamment sur le fonds social des Assedic, fonds qui permettait de répondre aux chômeurs en difficulté passagère. Mais avec la forme de chômage de ces dernières années, on était souvent en difficultés financières. On validait donc l’action collective ; nous descendions dans les Assedic, parfois à plusieurs centaines, avec des copains et leurs dossiers : dettes, factures à payer et des revenus qui ne permettaient pas d’y faire face. Et l’on ressortait avec de l’argent, prouvant que rien n’était fatal, qu’ensemble nous pouvions faire des choses, que l’action collective était possible. Quand on se retrouve seul à demander quelque chose, on regarde ses pompes ; en le réclamant à cinquante, ça prend un autre caractère.
La naissance de l’APEIS a mis en lumière le mépris avec lequel les institutions traitent les chômeurs principalement l’ASSEDIC et l’ANPE. L’isolement et l’absence d’organisation en un premier temps ont amplifié les inégalités d’accès aux droits et favorisé la culpabilité des chômeurs.
En face du mépris, de l’isolement, de la honte, de la peur et de la souffrance, nous avons construit de l’écoute, un sentiment de solidarité, d’appartenance, de la confiance retrouvée, de la colère et de la révolte !
Le combat pour l’égalité et la dignité est notre drapeau. Pas question pour l’APEIS de se situer en prestataire de service, caritatif ou non, substitué à l’indispensable devoir de service public revenant à l’Etat.
Le problème de notre association, c’est notre radicalisation. Celle-ci n’est pas voulue, c’est la situation qui nous l’impose. Aujourd’hui, il y a toujours autant de difficultés pour certains quand tout le monde clame que cela va mieux. Ce que nous révélons dérange, et cela ne nous aide pas. Le jour où l’organisation capitaliste n’aura plus besoin des inclus du moment, ils seront soumis au même rouleau compresseur que les exclus d’aujourd’hui. On ne peut espérer sa propre protection individuelle au prix du sacrifice des autres. Ce qui est en jeu, c’est de mettre sur pied une société cohérente.
L’Apeis est une association que se sont donnée les chômeurs.

Aujourd’hui, le patronat est à l’offensive. Nous pensons que nous sommes dans un contexte de lutte des classes. Le Medef propose sa "refondation" sociale : assurance chômage, puis retraite et sécurité sociale…

Une lutte au cœur du mouvement social

Depuis presque 20 ans, cette main a été tendue à des dizaines de milliers de chômeurs isolés. Briser la solitude, reprendre confiance, s’informer, s’entraider et agir, voilà ce qui caractérise notre association ouverte à toutes et à tous. Solidaire et antiraciste, notre association agit avec les autres associations de chômeurs en priorité et avec le mouvement des "sans" pour l’urgence et le changement social.
La place prise par les "sans" dans le mouvement social indique très nettement l’émergence dans les luttes des catégories sociales de problèmes sociaux comme l’exclusion et la privation des droits sociaux, du logement, que les organisations traditionnelles n’ont pas su ou pas pu prendre en compte.
Du coup, la relative autonomie dont jouissent ces mouvements leur confère un espace socio-politique qu’ils utilisent eux-mêmes pour dégager du sens et constituer des contre-pouvoirs qui pèsent très fortement dans les débats et les orientations de la société.
L’envie de changer est forte, elle est majoritaire. Elle n’a pas encore construit une perspective politique alternative au libéralisme.
Nos mouvements portent les idées nouvelles de cette transformation nécessaire. _ Le neuf apparaît sans prévenir. Il grandit dans la répétition des actes quotidiens comme les occupations d’ASSEDIC, d’ANPE, de logements vides, comme un dialogue dans une assemblée.
Ainsi, mûrit le mouvement qui construira d’autres futurs.
Pourquoi ce réveil des associations et pour quel aboutissement ? Ces associations, diverses, témoins de la soif de démocratie, sont le reflet du besoin d’être pris en compte, que chacun compte pour un. Des associations diverses pour un dénominateur commun multiplié en autant de grandes questions posées à tous : lutte contre le sida, contre le chômage, pour le droit au logement, sans papiers, soutien aux sans papiers.
Ces mouvements peuvent converger et dégager les bases de nouvelles règles de nouvelles valeurs, d’une autre façon de vivre ensemble qui rétablissent l’égalité en droits dans le respect des diversités. Un projet ou l’homme et l’égalité sociale seront le moteur de la politique à l’opposé de l’argent et de la quête des pouvoirs.


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