Assez de mépris
Recherche
Accueil > APEIS > Tracts > Attention dès le 1er juillet,
APEIS
Attention dès le 1er juillet, PARE obligatoire !
juillet 2001

Jusqu’au 1er juillet l’assurance chômage c’était le droit en ayant cotisé d’être indemnisé en cas de chômage, avec le PARE (plan d’aide au retour à l’emploi) cela ne suffira plus, en signant votre demande d’allocation vous signez le PAP (plan d’aide personnalisée).

Avoir le choix c’est : « une décision par laquelle on donne la préférence à une chose ou une possibilité en écartant les autres », nous aurions donc le choix entre signer PARE et PAP et ne pas les signer, avec un bémol de taille, si vous signez ce qui va permettre une forme de travail obligatoire vous conservez votre allocation au niveau actuel.

Si par contre vous ne signez pas vous serez soumis à la dégressivité qui vous fait perdre 17 % sur vos allocations tous les six mois, c’est proprement inacceptable, c’est un chantage à la misère, vous avez le choix mais vous le payer très cher.

Ce n’est pas du tout ce qu’on peut appeler non obligatoire !

La volonté du PARE ce n’est pas le retour vers l’emploi dans des conditions dignes pour des millions de femmes et d’hommes, c’est la possibilité pour les patrons d’embaucher à n’importe quel prix et dans n’importe quelles conditions la main d’œuvre dont ils ont besoin, c’est l’emploi en fonction des carnets de commande, c’est la précarité officielle, institutionnelle.

C’est la poursuite de la casse des acquis sociaux voulue par la refondation sociale du MEDEF, toutes les garanties volent en éclats, chômage, retraite, sécurité sociale… c’est dans les faits le contrat individuel qui remplace le droit collectif.

Après toutes les déclarations sur l’obligation ou non de signer ce PARE nous entrons directement dans ses effets, les litiges et contentieux vont se multiplier, les associations de chômeurs ne lâchent pas l’affaire, nous avons saisi le conseil d’Etat pour qu’il annule l’agrément donné par le gouvernement et nous avons porté plainte au tribunal de grande instance contre le MEDEF, l’UPA et la CGPME (organisations patronales) mais aussi contre la CFDT, la CTFC et la CGC (organisations syndicales minoritaires signataires).

Nous pensons que quand enfin l’UNEDIC prévoit des excédents, la priorité absolue est d’indemniser en retour toutes celles et ceux qui ont déjà payer un lourd tribut au chômage, à la précarité et à la pauvreté en favorisant une indemnisation correcte plutôt que de baisser les cotisations patronales, alors que dans le même temps les profits des grandes entreprises n’ont jamais été aussi importants.

Les vrais choix sont là, qui faire payer ?

Ce sont toujours les mêmes qui paient la facture, les chômeurs, les précaires, les pauvres !
Il n’y à pas de fatalité, ensemble nous sommes forts, nous ne devons pas accepter l’inacceptable !

Rendez-vous le 26 juillet lors du procès du PARE, devant le tribunal de grande instance de Paris


Vers le haut de la page

APEIS
8 rue de Verdun
94800 Villejuif
tel : 01 46 82 52 25
Portable : 07 81 19 31 94
E.mail : apeis live.fr

 

Plan du site |  Espace privé |  Nous écrire | Soutenir l’APEIS | 

APEIS
8 rue de Verdun
94800 Villejuif
tel : 01 46 82 52 25
Portable : 07 81 19 31 94
E.mail : apeis live.fr