Assez de mépris
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Alerte générale
décembre 2003

Contre le chômage et la précarité !
Décembre 2002, le MEDEF, la CFDT, la CFTC et la CGC décident de réduire la durée d’indemnisation pour 856.700 chômeurs qui ont cotisé pour ouvrir des droits, l’UNEDIC revoie cette durée à la baisse et fait perdre 7 mois pour les chômeurs qui devaient être indemnisés 30 mois et 9 mois pour ceux qui devaient être indemnisés 45 mois et cela pour certains dés décembre 2003, le statut des intermittents est remis en cause.

Mais cela ne suffit pas, le gouvernement modifie les conditions d’accès et la durée de l’Allocation Spécifique de Solidarité (ASS) et fait ainsi basculés près de 150.000 chômeurs au RMI et même si les montants des revenus sont a peu prés identiques ce n’est pas la même chose que d’être chômeur ou bien parqué dans un minima social ou on nous rabâche que nous devons notre survie à la solidarité nationale.

La majoration de 40 % de l’ASS pour les plus de 55 ans, qui chacun le sait ont peu de chance de retrouver un emploi est supprimée, ce qui ne fait que de rajouter de l’exclusion aux difficultés.

Et comme pour boucler la boucle et encore faire baisser le coût du travail et transformer le monde du travail en salariés précaires, le gouvernement fais passer le RMA, forme libérale du travail obligatoire pour fournir au patronat de la main d’œuvre quasi gratuite, puisque le RMI sera reversé aux patrons qui se paiera un salarié 2 euros de l’heure ce qui fait exploser le SMIC et le code du travail.

Contre les licenciements et la précarité de l’emploi !
Plus de 20.000 femmes et hommes licenciés dans les derniers mois, des plans dits sociaux prévus par dizaines qui vont jeter des dizaines de milliers de salariés dans l’angoisse du chômage.

Les choix des patrons et des actionnaires qui délocalisent, fusionnent et restructurent pour toujours faire plus de bénéfices doivent être combattus en interdisant les licenciements, d’autant plus quand il y a des profits.

De la même façon, les emplois jeunes, qui ont fait la preuve de leur utilité sociale ne doivent pas voire leur contrat stoppés et au contraire être titularisé, les salariés en CDD doivent voire leurs contrats de travail transformés en CDI, la société a besoin de véritables emplois, justement rémunérés et rien ne peut justifier le chômage.

Pour la justice sociale !
Nous savons dans notre chair, dans nos parcours du combattant quotidien ce qu’est le chômage, mais nous savons également le rôle du chômage comme moyen de pression sur les salaires et les conditions de travail, nous avons toutes et tous les mêmes intérêts parce que la logique de rouleau compresseur du capitalisme est cohérente.

Nous devons tout faire pour éviter la catégorisation dont ils profitent pour émietter le monde du travail, pour parfois nous opposer, pour nous diviser en s’appuyant sur la souffrance que nous soyons avec ou sans emploi, pour nous rendre faible et sur la défensive.

Il n’est pas supportable que le chômage conduise à la pauvreté, voire à la misère quand il n’y a plus d’espoir, que près de 500.000 personnes, dont 80.000 enfants soient sans domicile fixe, que 3, 4 millions de salariés touchent moins que le SMIC.

Tous ensemble !
Le MEDEF et le gouvernement s’attaquent aux plus fragiles, donc aux plus pauvres et aux plus précaires et les plus touchés sont les femmes, les plus de 50 et les jeunes, principalement quand ils sont issus de l’immigration.

Les laisser faire, c’est permettre toutes les attaques contre les retraites, la sécurité sociale, les salaires, les conditions de travail et pourquoi pas demain sur le retour du travail des enfants sous nos latitudes.

Les laisser faire c’est se condamner soi-même, personne, plus personne n’est durablement protégé et à l’abri sauf ceux qui profitent scandaleusement de cette politique de casse et de profits.

Toutes et tous, chômeurs, précaires, intérimaires, temps partiel contraint, intermittents, salariés, étudiants, citoyens, ont intérêts à se battre ensemble afin de ne pas laisser les chômeurs être culpabilisés en plus d’être victimes des choix des patrons, ce qui retombera sur l’ensemble des salariés.

Mobilisation urgente !
Pour lutter ensemble contre la baisse généralisée du coût du travail et donc des salaires, contre la casse du SMIC et contre la précarité qui tend à devenir la règle en matière d’emploi, nous devons revendiquer :L’indemnisation décente de toutes les formes de chômage ! C’est l’intérêt de tous, chômeurs bien sur mais aussi salariés.

Pour l’annulation du protocole de décembre 2002 et des articles 8 et 10
Pour nos droits !
Pour la justice sociale !
Contre le chômage et la précarité !
Contre les licenciements !
Samedi 06 décembre 2003 à 14 H
De Denfert Rochereau à Matignon


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