Assez de mépris
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AU MOINS 22 MORTS : LA COLERE
18 avril 2005

La tragédie de l’hôtel Paris Opéra a fait au moins 22 morts dont une dizaine d’enfants ce vendredi à Paris.
Des femmes, des enfants, des hommes et des familles d’origines immigrées qui, en attente d’un relogement, avaient été placées au "Paris Opéra".
La misère a encore tué…


Au moins 22 morts et…
Comme toujours ces discours où les responsabilités seront du côté des victimes : non respect des règles de sécurité, un court circuit, une cigarette mal éteinte… la faute à pas de chance quoi… On veut occulter la chaîne des responsabilités et ne pas aborder la question des conditions d’hébergement des plus pauvres.

Au moins 22 morts et…
Comme trop souvent des victimes pauvres d’origines étrangères, victimes qui fuyant la misère la bas choisissent la misère ici et se retrouve dans cet hôtel, dans ce quartier connu pour ses grands magasins, ses clients très riches, ses vitrines qui débordent de belles choses mais qui leur sont interdites.

Au moins 22 morts et…
Depuis trop longtemps les hébergements d’urgence permettent aux gérants d’hôtels bas de gamme et parfois de taudis de s’enrichir sur le dos des mal-logés, système coûteux pour les collectivités publiques, inadaptés, précaires et dangereux pour les familles sans logis.

Au moins 22 morts et…
Combien de tracts, de communiqués de presse, d’interventions auprès des pouvoirs publics, d’occupations, de manifestations pour ne pas être entendu et le plus souvent méprisé par les tenants d’un pouvoir politique plus intéressés par la mise en place d’une politique spectacle (fracture sociale, plan de cohésion sociale…) que de régler efficacement et sur le long terme les problème de pauvreté et de misère.

Alors que dans notre pays, les patrons et les actionnaires n’ont jamais été aussi riches, la misère explose.

Ces conditions inacceptables d’hébergement subies par des dizaines de milliers d’hommes, femmes et enfants, entassés bien souvent dans des hôtels sordides, gérés pour beaucoup par des marchands de sommeil sans scrupule. Interdiction de faire la cuisine, impossibilité de chauffer un biberon, vie privée et familiale impossible, chauffage insuffisant, flicage, promiscuité, manque d’hygiène,
Il y en a assez de cette hypocrisie de la fatalité, comme si les responsables n’étaient pas les gouvernements successifs, les pouvoirs publiques et leurs politiques sociales inadaptées qui gèrent la misère mais qui ne la combattent jamais.

Ce qui s’est produit à Paris aurait pu et peut se produire demain partout en France tant la situation du logement des plus pauvres est dans une impasse. Il faut tirer immédiatement la leçon de ce drame et cesser d’héberger des familles dans des hôtels de tourisme.
Il faut :
- Appliquer la loi de réquisition
- La construction de logement sociaux et la mise en place d’une politique publique pour l’habitat des plus démunis.
- La construction de logements sociaux accessibles aux plus pauvres.
- Des structures d’accueil d’urgence décentes et respectant la dignité des personnes.

Nous appelons au rassemblement ce lundi 18 avril à 18h00 à côté de l’hôtel, 76, rue de Provence - paris 9ème


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